Le blog du RPF Nord Pas de Calais

Site de la Fédération RPF Nord Pas de Calais et des Fédérations 59 et 62

La France de la grandeur à la médiocrité. Une tribune de Christian Vanneste

Publié le 18 Septembre 2014 par RPF Nord Pas de Calais

« La France ne peut être la France sans grandeur ». C’est l’une des formules les plus célèbres du Général de Gaulle. C’est une phrase chaque jour un peu plus douloureuse pour ceux qui se réclament de sa pensée. Il faut toujours se méfier du retour en grâce d’un mot. Ce sont parfois les derniers feux d’une étoile morte. Ainsi en est-il du mot « patriotisme » revenu avec une certaine indécence dans les discours d’une gauche qui s’est ingéniée à abaisser notre pays tout au long de son histoire et singulièrement sous la Ve République. Ainsi en est-il de Manuel Valls qui, soit sincèrement, soit par posture affirme son « patriotisme » en rappelant que la France est la seconde puissance économique européenne après l’Allemagne comme François Hollande soulignait sa cinquième place dans le monde. A quoi sert-il de brandir des faits encore vrais pour quelque temps quand il est évident que la France tombe, qu’elle recule et enregistre de plus mauvais résultats que nombre de ses partenaires et néanmoins concurrents. Ce n’est certes pas le mot de grandeur qui vient à l’esprit mais celui de médiocrité !

Le Premier Ministre a obtenu une majorité médiocre à l’Assemblée. La confiance lui a été accordée parce que les socialistes n’ont aucune confiance dans le choix des électeurs en cas de dissolution, autrement dit pour un motif médiocre. L’un des arguments ultimes de Manuel Valls pour grappiller quelques voix ou plutôt pour donner aux ralliés un prétexte à leur ralliement, a résidé dans l’octroi d’une prime elle-aussi médiocre, aux retraités les plus modestes. Ceux-ci ne vont pas être rassurés en entendant M. Woerth, Député-Maire de Chantilly, dire qu’il n’ y a pas d’argent pour cela. Entre une gauche inefficace et louvoyante et une « droite » méprisante au fur et à mesure qu’elle prend ses distances avec un bilan que le manque de courage a rendu, lui-aussi bien modeste, les victimes de la mauvaise gouvernance française vont prendre conscience de la profonde médiocrité du personnel politique de notre pays, enlisé dans des comptes d’apothicaire parce que ses erreurs continuelles lui ont fait perdre toute marge de manoeuvre. La France n’atteindra pas ses objectifs, ni pour la réduction de ses déficits, ni pour sa croissance, ni bien sûr pour la diminution du chômage. Pourtant, ses atouts sont considérables, de l’énergie aux infrastructures, du tourisme à la démographie, mais elle subit les politiciens parmi les plus médiocres du continent, cumulards et clientélistes, assoiffés des avantages du pouvoir sans en assumer les risques, multipliant les mesurettes sans bâtir une véritable stratégie, allant et venant en tous sens sur l’espace réduit que leur laissent l’Europe, le Conseil Constitutionnel, les Hautes Autorités Administratives, les groupes de pression et les médias. La digue qui nous protège de la catastrophe absolue est la faiblesse des taux qui permet à l’Etat de grossir sa dette pour fonctionner et non pour investir. L’argent facile qui sort de la planche à billets couvre la facilité politique qui maintient le déficit public à 4,4% du PIB quand il devrait être inférieur à 3% et que l’Allemagne réalise un excédent.

Henri Kissinger dans son ouvrage « Diplomatie » formulait ce jugement cruel : « Un décalage s’instaurait entre l’image que la France avait d’elle-même comme nation prépondérante en Europe et sa capacité de se montrer à la hauteur de cette image, un décalage qui n’a jamais cesser d’aveugler sa politique. » Kissinger vise le règne calamiteux de Napoléon III, mais il pense aussi que depuis 1870, la France s’est nourrie d’illusions. Lorsque le Général de Gaulle a repris le pouvoir en 1958, il a en partie réduit le décalage. Après avoir mis fin aux guerres coloniales avec un réalisme qui, pour le coup a manqué de grandeur envers nos compatriotes d’Algérie, il a restauré l’Etat, rétabli ses finances, joué dans le monde un rôle prestigieux pour notre pays et donné à celui-ci le premier rang politique en Europe. Le futurologue américain Herman Kahn prédisait même que la France doublerait l’Allemagne ( de l’Ouest, à l’époque) sur le plan économique. Cette parenthèse s’est refermée. La France est retournée à sa pente de la médiocrité. Une classe politique égoïste, des médias superficiels et narcissiques, des syndicats aussi peu réalistes que représentatifs nous ont amenés là où nous sommes : un pays assujetti à l’Allemagne en Europe, aux Etats-Unis dans le monde, qui fait voter au Parlement une confiance que les Français rejettent dans leur immense majorité et qui organise à Paris des conférences dont le résultat est entre les mains de Washington. Manuel Valls a promis quelques aumônes pour les pauvres. La France demande à l’Allemagne l’aumône de quelque années de déficit en plus et aux Etats-Unis, une petite place dans la coalition en Irak et peut-être en Syrie. Quel homme ou quelle femme politique, aura enfin le courage de briser cette spirale du déclin et de donner à la grandeur perdue de notre pays un peu de réalité ?

Mots clés : #deGaulle #chômage #classepolitique #confiance #croissance #France #déficits #Droite #Gauche #France #Allemagne #USA #EtatsUnis #Hollande #Grandeur #Valls #médias #Médiocrité #patriotisme #syndicats #RPF #RPFJ #Vanneste #RPF59 #RPF62 #RPFNPC

La France de la grandeur à la médiocrité. Une tribune de Christian Vanneste
Lire la suite

Le mal absolu se combat... absolument ! Une tribune de Christian Vanneste

Publié le 18 Septembre 2014 par RPF Nord Pas de Calais

Le jeu macabre et complaisant qui se déroule dans le monde médiatico-politique est inquiétant pour la santé de notre civilisation. Une organisation terroriste qui a essentiellement profité de la série de fautes majeures commises par les Etats-Unis et qui a bénéficié du soutien des alliés pétroliers et néanmoins islamistes de Washington a installé son pouvoir à cheval sur deux Etats que l’incurie ou le machiavélisme maladroit d’Obama ont précipités dans l’anarchie. Avec une lenteur et une mollesse étonnantes, les démocraties occidentales ont commencé à réagir, soit par des frappes aériennes ciblées, soit par de l’aide matérielle notamment aux combattants kurdes. Le prétendu « état islamique » riposte en procédant à des assassinats d’otages d’une rare barbarie et dont il diffuse les images. Cela nourrit une invraisemblable publicité sur nos médias et permet donc aux égorgeurs d’atteindre leurs objectifs. Des photographies des victimes, des vidéos montrant les parades guerrières des barbares, des commentaires soulignant certes le caractère odieux des actes, mais aussi la maîtrise de la mise en scène et de la communication des islamistes alternent avec les nombreuses déclarations d’hommes politiques exprimant leur compassion et leur volonté de punir les coupables. On imagine que ceux-ci tremblent de peur lorsque les responsables des Etats les plus puissants militairement et les plus riches du globe se disent « déterminés » et promettent des réponses fermes alors que depuis plus de trois mois, comme des choeurs d’opéras, ils chantent « marchons, marchons » sans avancer réellement.

En s’abaissant à évoquer ces criminels, nos hommes d’Etat mesurent-ils l’importance qu’ils leur donnent ? En soulignant la cohérence de leur stratégie de terreur, nos journalistes se rendent-ils compte du prestige qu’ils attribuent à ces misérables auprès des jeunes fanatiques qui sont tentés de les rejoindre ? En installant une fois de plus le règne de l’émotion, devine-t-on la satisfaction qu’elle procure aux admirateurs des bourreaux, confortés par l’image de notre faiblesse ? La bonne réponse était celle de Vladimir Poutine disant qu’il irait buter les terroristes tchétchènes jusque dans les chiottes. On a pu y voir une grossièreté en lien avec la brutalité prêtée au personnage. Non ! De manière très symbolique, le Président russe avait tout simplement souligné la distance qui sépare un Etat légitime des terroristes qu’il doit combattre sans retenue et désigné le lieu qui convient à la bassesse de leurs actes. Les égorgements sont repoussants. Il ne faudrait pas les évoquer, ne laisser passer aucune image, assister les familles dans la plus grande discrétion et surtout bien faire comprendre au djihadiste en herbe que son voyage court le risque d’être un aller simple. Il s’agit de guerre et non de police. Il faudrait chaque jour aligner les chiffres les plus élevés possibles des terroristes éliminés de manière à décourager les vocations. Bref, il faudrait montrer la puissance de nos armes et le mépris que l’inhumanité nous inspire. Il n’est pas nécessaire de réunir une conférence internationale pour écraser une horde criminelle, même riche et bien armée en raison de l’ineptie de la politique américaine. Certes c’est une occasion pour le Chef de l’Etat qui l’accueille de se mettre en valeur, mais la cible aussi est ainsi rehaussée.

Vingt-six pays sont réunis, entre lesquels il peut y avoir de grandes divergences, entre la Russie et l’Arabie saoudite par exemple. Pourtant, l’opération visée est essentiellement militaire et doit s’entourer de secret. Elle doit être rapide et cohérente. Le contexte géographique, en grande partie désertique, expose tous les déplacements de l’adversaire à des frappes aériennes. Il reste les villes où il y aura nécessairement beaucoup de victimes civiles. Elles seront d’autant moins nombreuses que l’action sera courte et que les Américains qui sont responsables de ce gâchis engageront leurs troupes malgré les promesses électoralistes d’Obama. Ce dernier devrait admettre qu’il a joué et perdu. L’Etat Syrien reconnu internationalement peut évidemment aider à rétablir l’ordre. L’appui de l’Iran et de la Russie, les alliés de la Syrie, semble toutefois incompatible avec la stratégie tortueuse des Etats-Unis dans cette région du monde qui dans la chienlit qu’ils ont créée tentent encore de s’en prendre à Damas et donc à Moscou. Paris souhaitait logiquement la présence de Téhéran, c’est-à-dire de l’un des trois grands voisins et l’un des acteurs majeurs de la crise puisque le principal pays chiite qu’est l’Iran a des liens privilégiés avec les gouvernements de Damas et de Bagdad. Washington désapprouve cette présence, montrant ainsi la confusion et l’hypocrisie d’une politique qui cherche moins la paix que le succès d’une stratégie anti-russe, donc anti-syrienne et anti-iranienne incohérente avec la lutte à outrance contre les extrémistes sunnites. Obama s’accroche désespérément à la fiction d’une opposition modérée au régime Assad. On a pourtant vu ce que pesait cette opposition sur place ou encore en Libye. Plus vite les Etats-Unis reconnaîtront leurs erreurs, plus vite le massacre, y compris celui des citoyens américains pourra cesser. On jugera du retour de la France sur la scène internationale à sa capacité à faire entendre raison à ses vieux alliés, si du moins telle est sa volonté. L’évolution du Royaume wahabite est, en revanche, intéressante puisque ses plus hautes autorités religieuses ont condamné l’ »état islamique », mais on peut douter de sa volonté et de sa capacité à agir directement contre des Musulmans sunnites. Au moins pourra-t-il avec les autres Etats du Golfe tarir les soutiens aux terroristes.

L’urgence, c’est aussi de mettre un terme à l’incitation morbide au djihad auprès de certains jeunes de nos pays. Le message qui doit être envoyé à ces derniers est le suivant : les démocraties occidentales ont des valeurs au premier rang desquelles figurent la liberté et le respect de la dignité des personnes. Elles seront défendues avec toute la vigueur nécessaire. Ceux qui les menacent chez nous seront anéantis. Ceux qui s’attaquent à nous dans le monde seront écrasés. Partout où un ordre sera établi pour éliminer ce risque, nous le soutiendrons, car, comme disait Goethe une injustice est préférable à un désordre. Il y a place dans le monde pour l’Islam, mais à condition qu’en soient expurgées les tendances archaïques et violentes qui y sommeillent. Un discours intransigeant et une action militaire rapide, une reprise en mains de la situation par les Etats légitimes, une affirmation ferme et virile de nos valeurs, à la place de l’information dégoulinante d’émotion qui règne aujourd’hui, seraient les meilleures réponses. Le tout est de savoir si nous en avons encore la force psychologique.

Mots clés : #affirmation #ArabieSaoudite #Obama #Sunnisme #Chiisme #Complaisance #Paris #dignité #djihadisme #émotion #Etat #USA #force #faiblesse #Iran #Irak #Islam #libertés #Russie #Syrie #terrorisme #Occident #Orient #Poutine #Wahabisme

Le mal absolu se combat... absolument ! Une tribune de Christian Vanneste
Lire la suite

Les Français sont des veaux... Une tribune de Christian Vanneste

Publié le 15 Septembre 2014 par RPF Nord Pas de Calais

Cette phrase assassine du Général de Gaulle sur les Français révélée par Raymond Tournoux et confirmée par son fils Philippe comme n’étant pas rare dans la bouche du Général, est hélas plus que jamais d’actualité. Elle pointe la passivité d’un peuple qui subit les événements comme les veaux qu’on conduit à l’abattoir sans qu’ils opposent de résistance. Bien sûr, ce n’a pas toujours été vrai. Les Italiens du XVIe siècle parlaient de la Furia Francese, qui a su renaître en plusieurs grandes occasions de notre histoire. Les Gaulois passaient pour courageux, mais querelleurs et indisciplinés. En fait l’histoire récente offre le spectacle déprimant d’un peuple capable de se rebeller pour défendre des intérêts catégoriels, mener des grèves contraires au Bien Commun, mais incapable de se dresser pour montrer sa vitalité, son vouloir-vivre ! Deux exceptions à cette tendance : la manifestation gaulliste de 1968 et plus récemment les défilés contre la dénaturation du mariage. Mais, le soufflé est retombé. De Gaulle quittait le pouvoir en 1969. Quant aux manifestants qui se réuniront encore début Octobre, ils savent que leur mouvement, déjà récupéré par l’UMP, sera utilisé par le candidat Sarkozy qui n’a pas la moindre intention de revenir sur la Loi Taubira. Nullement fâché que d’autres aient instauré une disposition que lui-même aurait sans doute mise en oeuvre sous la pression des lobbys qui l’entourent s’il avait été réélu, il s’apprête seulement à reprendre la conduite du troupeau. Car beaucoup de manifestants estimeront comme un moindre mal le retour d’un guide au verbe fort qui ne changera guère la situation du pays, mais lui redonnera peut-être sur la scène internationale quelques illusions de fierté. Quand je vois l’ancien Président et son épouse accueillis par BHL à la porte du Théâtre de l’Atelier, je me rappelle la mise en scène parfaitement réussie de la corrida contre Kadhafi, mais je pense aussitôt que cette opération conseillée par le philosophe de salon et soutenue par le Qatar a été une faute politique lourde dont nous payons aujourd’hui l’irresponsabilité sur l’ensemble du Sahel et peut-être au Moyen-Orient.

En 2017 au plus tard, les veaux vont donc voter. Ils vont pouvoir « choisir » celui qui les mènera. Actuellement, ce « choix » paraît plus subi que réellement voulu. La plupart des grands pays européens ont bénéficié de responsables politiques vraiment courageux et ont procédé à des réformes difficiles pour lesquelles ils ont su fournir des efforts. Thatcher au Royaume-Uni, Schröder en Allemagne, Monti en Italie n’ont pas hésité à braver l’impopularité pour redresser leur pays. D’autres Etats, comme la Suède, ont procédé à de véritables révolutions acceptées dans le consensus. Certains sont restés en dehors de la zone Euro et n’ont pas à s’en plaindre. D’autres s’y maintiennent au prix de l’austérité, passée ou présente. La France n’en fait pas partie. Elle appartient à l’Euroland et en souffre, mais n’a pas procédé aux réformes indispensables pour y être à l’aise. Depuis près de quarante ans, les veaux attendent de leurs maîtres qu’ils enrichissent leurs pâturages sans leur demander d’efforts particuliers et maintiennent certaines prairies plus vertes que d’autres tout en chantant le refrain de l’égalité. Lorsqu’ils sont fatigués du bouvier, ils en changent, pour en être déjà mécontents l’année qui suit. Le monde bouge, la France décroche, mais les Français attendent toujours de leurs dirigeants qu’ils redressent le pays sans trop de souffrances. Dès la moindre douleur, on souhaite modifier le traitement.

Ce comportement conduit bien sûr à une impasse. Le brinquebalant pouvoir socialiste est discrédité pour n’avoir pas annoncé la couleur et avoir mis en oeuvre après deux ans d’errements une politique qui n’a pas la moindre chance de succès avant la fin du mandat. Le PS encore divisé pat son archaïsme idéologique n’a qu’un faible espoir : celui que la division de la « droite » le laisse en face de Madame Le Pen au second tour. Sinon, ce sera comme d’habitude dans notre pays amnésique, le retour des socialistes, incapables de gouverner, dans leur niche de l’opposition. En face, l’UMP piaffe d’impatience. Moins ils ont fait leurs preuves au pouvoir, plus l’ambition les dévore. Le désastreux Raffarin se voit Président du Sénat. Le remuant Sarkozy va relancer son show avec le talent qu’on lui connaît. Copé va suivre pour se refaire une virginité. Fillon qui n’a pas eu le courage de casser la baraque quand il était à Matignon risque de pleurer sur le lait renversé et Juppé soutenu par Bayrou espère convaincre par le sérieux et la sagesse de celui qui offrira son intelligence au pays mais en ayant passé l’âge des tourbillons médiatiques. Tous se disent que contre Madame Le Pen au second tour, c’est dans la poche. Quant à l’intéressée, elle continue de faire peur et de ne pas susciter la confiance. Les veaux aimeraient bien quitter l’Euro qui les étrangle, limiter au minimum l’immigration qui les submerge, mettre fin à la violence qui les agresse, mais ils pensent aussitôt que les discours qui les font rêver d’un autre destin ne sont pas réalistes et qu’il est préférable de se confier à ceux qui ont déjà fait leurs preuves… même si justement, ils ne les ont jamais faites. Mettre fin à la désastreuse expérience de l’Euro est possible, à une condition, c’est que ce soit dans le cadre d’une refonte rigoureuse de notre système comme on l’a connue en 1958 : non pas changer de monnaie pour se donner quelques années de facilité illusoire et suicidaire, mais pour redonner au pays une attractivité et une compétitivité salutaires. Les idées socialisantes défendues par le FN ne nous menacent pas d’une pareille cure. Elles font peur par manque de sérieux et non par les efforts exigés. Aucun de Gaulle à l’horizon ! Sur la morne plaine, on s’apprête seulement à changer le spectacle pour réjouir les veaux… à moins que…


Mots clés : #Allemagne #BHL #deGaulle #Euro #FN #Italie #Raffarin #Kadhafi #Libye #Tchatcher #MLP #LePen #Monti #NS #Sarkozy #Réformes #RoyaumeUni #Schroder #Suède #UMP #PS #Veau


Les Français sont des veaux... Une tribune de Christian Vanneste
Lire la suite

On marche sur la tête... et dans le brouillard ! Une tribune de Christian Vanneste

Publié le 11 Septembre 2014 par RPF Nord Pas de Calais

« Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire, arrivent aisément ». La célèbre formule de Boileau résume ce qui fut le sommet de la pensée et de la civilisation françaises, le classicisme. Il n’y a rien d’étonnant à ce que la confusion la plus totale règne dans les discours de notre époque alors que la France poursuit un déclin qui semble irréversible. Nous avançons dans une sorte de purée de pois idéologique où plus rien n’est clair ni distinct. Certes, ce brouillard intellectuel est en grande partie importé et contraire à nos habitudes mentales, mais peu à peu il s’installe au fur et à mesure que l’on s’habitue à parler anglais et à ne plus penser en bons Français cartésiens.

C’est ainsi qu’en politique étrangère, nous nous appliquons à suivre fidèlement les méandres de la politique menée par la baudruche médiatique de Washington. Celle-ci vient de déclarer qu’elle ferait la guerre tout en ne la faisant pas, avec des frappes aériennes, mais sans troupe au sol, comme en Somalie ou au Yémen où ça dure depuis des années. Contre qui, cette guerre ? Contre un Etat islamique, qui n’est ni un Etat ni islamique selon l’éminent et néanmoins prématuré Prix Nobel de la Paix. Un pouvoir qui s’étend sur deux pays et contrôle la seconde ville de l’un d’eux n’est pas un Etat. Une religion fondée par un chef de guerre et qui durant toute son histoire a connu des appels à la violence conformes à son texte fondateur, même si elle ne peut être réduite à cela, ne produit pas le fanatisme par hasard, mais il ne serait pas correct de le dire. Tout cela pour faire passer l’idée qu’on reste allié aux riches sunnites du Golfe et qu’on continue à faire la guerre à la Russie et à ses amis syrien ou iranien. Non seulement la politique calamiteuse d’Obama en Syrie nous a entraînés dans cette chienlit, mais il persiste !

L’Europe offre la même confusion. Tandis que certains pays menacent d’éclater, certains politiciens rêvent toujours d’une Europe Fédérale. Peut-être même ces derniers se frottent-ils les mains en entrevoyant une Europe des Régions ? Mais cette brume intellectuelle propre aux technocrates bruxellois leur cache le réveil des Peuples. Il est quand même extraordinaire de voir qui présidera la Commission. Jean-Claude Juncker vient d’être désavoué par les électeurs de son pays, et aussitôt il devient l’un des responsables principaux de l’Union Européenne. Quant à son pays, c’est l’un des plus petits. Ce n’est pas une Nation, mais une province érigée en pseudo-Etat, incapable de défendre son indépendance, parce que cela correspondait au compromis des puissances, l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni au moment de sa création. Son insolente richesse, l’un des PIB par habitant les plus élevés du monde est liée à sa situation exceptionnelle de paradis fiscal. Il est vrai qu’il est toujours plus facile d’avoir des impôts moins lourds lorsqu’on compte sur les autres pour qu’ils vous défendent. C’est donc Monsieur Juncker qui va demander à l’un de ses commissaires, Monsieur Moscovici, « notre » commissaire, chargé de l’économie sans doute en raison de ses résultats mirobolants en France, de rappeler à l’ordre la France qui n’en finit pas d’échouer dans ses tentatives de redressement. A quand l’Europe présidée par le Prince de Monaco ?

La politique française est dans le coton. Dans notre curieuse démocratie où les élus ont peur de leurs électeurs, le détour est devenue la règle. Sarkozy élu à droite avait aussitôt ouvert à gauche et perdu un temps précieux avant la crise en augmentant les dépenses quand il fallait les réduire. De même, ce grand cachottier de Hollande a mis deux ans pour avouer qu’il n’était pas socialiste, mais social-démocrate voire social-libéral, comme si cette chimère était possible. Deux ans perdus de plus, et une dette qui augmente avec des taux attractifs, c’est vrai, mais qui seraient rassurants si l’on continuait à distinguer l’investissement pour l’avenir qu’il faudrait faire et qu’on n’a plus les moyens de réaliser et le fonctionnement actuel que l’on finance sur le dos des générations futures, le muscle et la graisse, pour utiliser des images crues. Une nouvelle fois, la France annonce qu’elle ne respectera pas ses engagements. Notre déficit devait être de 3% en 2014. Finalement, il dépassera 4% et ce sera de même l’année prochaine. Que sont devenus les impôts supplémentaires ? Où sont passées les diminutions de dépenses qui n’étaient d’ailleurs que des réductions d’augmentation ? Mystère ! C’est la faute à la déflation et à l’Allemagne ! L’absence de compétitivité française n’y est pour rien !

Mais c’est notre Justice qui a battu cette semaine tous les records en matière de confusion. Un groupe de femmes hystériques se livrent à une provocation obscène dans l’enceinte de Notre-Dame. Elles le font au nom de la laïcité et contre le fanatisme, comme si la laïcité n’était pas le respect des religions et la neutralité à leur égard, et comme si Notre-Dame était connue pour ses prédications obscurantistes. Les agents de sécurité expulsent celles qui manifestement troublent l’ordre public et contreviennent à la destination du lieu. Ce sont bien-sûr les dits-agents qui sont condamnés. Il faut avouer que, même avec une tête solide, être obligé sans cesse de marcher dessus, ça finit par faire mal !

MOts clés : #Femen #PS #Hidalgo #Delanoe #Inna #Fourest #NotreDame #Allemagne #compétitivité #Europe #France #Vanneste #RPF #RPFJ #RPF59 #RPF62 #RPFNPC

 On marche sur la tête... et dans le brouillard ! Une tribune de Christian Vanneste
Lire la suite

Thévenoud, un mensonge qui dit la vérité ! Une tribune de Christian Vanneste

Publié le 10 Septembre 2014 par RPF Nord Pas de Calais

La meute des commentateurs politiques n’est guère reconnaissante. Elle s’acharne sur ce pauvre Thévenoud alors qu’elle devrait au contraire le remercier de lui fournir l’occasion d’une prose facile sur la morale politique et le jeu des partis. Sincèrement, je lui trouve du mérite, à « ce pelé, ce galeux d’où venait tout le mal ». M. Thévenoud est un mensonge qui dit la vérité. Son mensonge est « hénaurme », et en cela presque comique, et quasi sympathique dans un mélange assez rare de candeur et d’impudence. Il proclame devant ses collègues de l’Assemblée Nationale, son attachement à l’exemplarité fiscale. Il le fait en tant que procureur de l’ex-Ministre Cahuzac, grand chasseur d’exilés et de fraudeurs du fisc, et lui-même détenteur d’un compte dans un paradis fiscal. Et, comme Cahuzac, il ment à la « Représentation Nationale », sans pudeur, car lui-même n’a pas déclaré ses revenus, ni payé ses impôts plusieurs années de suite. Ce n’est pas un crime, mais un acte d’une stupéfiante légèreté, sans doute lié à l’ascension fulgurante de cet espoir du parti socialiste. La vie politique est un maëlstrom, pour qui s’y adonne entièrement. Pris par le temps, enivré par ses succès, il a remis au lendemain, puis au surlendemain. Il n’y a pas eu la volonté de dissimuler, mais seulement, le sentiment que ce n’était pas grave et qu’un député membre de la majorité pourrait toujours arranger les choses. Le plus grave n’est pas l’oubli, c’est le mensonge, comme s’il y avait un dédoublement de personnalité entre le personnage public, tel qu’il veut paraître aux yeux du peuple, et la personne privée, refoulée aux portes de la conscience. Mais ce mensonge dans l’enceinte qu’on espérait sacrée du débat républicain a le poids de la révélation. En mentant, Thévenoud dévoile une vérité dont les Français se doutaient bien un peu. Dans notre pays, la démocratie est un simulacre. Puisque le Peuple n’a pas le pouvoir, il faut lui en donner l’illusion, et au moins lui fournir un spectacle de qualité. Soyons honnête, l’accueil enthousiaste, à Frangy-en-Bresse, de Thévenoud par Montebourg, dont le talent comique de gaffeur emphatique doit être salué, restera un grand moment du show politique : » Le meilleur ! Le porte-parole du groupe socialiste à l’Assemblée ! Et il est de Saône-et-Loire ! » Ministre quelques jours plus tard, et rejeté avec dégoût par un PS horrifié, l’étoile montante n’aura scintillé que neuf jours. Le PS l’éjecte, et le Président du Sénat ne fait pas le détail en virant l’épouse de son cabinet. Cette réaction vertueuse mérite quelques remarques. D’abord, cette punition collective est-elle justifiée ? D’autre part, on observera que, comme c’est souvent le cas, les politiciens qui font de la politique une profession ont une nette tendance à placer la famille. Le partage du travail est une idée généreuse, pour les autres, mais le monopole des sinécures bien rémunérées, est la récompense légitime des bons choix politiques. Maintenant, il faut bien vivre. M. Thévenoud qui n’avoue qu’un péché véniel, entend demeurer député. Le chômage, non merci ! Il ne sait sans doute pas faire autre chose. Il ne doit pas espérer être recruté par un employeur peu empressé d’embaucher pareil distrait, mais il accepte fort bien de continuer à fréquenter plus ou moins une Assemblée qui risque de lui manifester peu d’estime et à prétendre représenter des électeurs qui seront enclins à lui manifester de la réprobation. Au nom de qui parlera-t-il ? Auprès de quel Ministre pourra-t-il intervenir ? Que pourra-t-il dire ? La dignité, l’honnêteté, le respect de soi et des autres lui commandent évidemment de démissionner… Sauf que le PS n’y a pas intérêt, car il peut y perdre sa majorité absolue : la vertu a ses limites. M. Thévenoud n’est pas un accident. C’est au contraire un personnage exemplaire, un modèle des politiciens d’aujourd’hui qui font carrière au PS comme à l’UMP et peut-être ailleurs. Ils s’appellent Thévenoud ou Lavrilleux, prospèrent en bons prédateurs de nos institutions. Ils n’ont pas de vrai métier, aucune autre compétence que le grenouillage au sein des partis et des cabinets, pour seul savoir-faire une bonne technique de la communication, et le plus souvent un bon réseau d’amis au sein de divers groupes de pression. Ils sont jeunes. Leur sourire est convaincant. Ils suscitent l’espoir d’un renouveau. Mais ils sont au contraire la mort de la République tant chez eux le culte narcissique de leur petite personne et le soin donné à leur avenir l’emporte sur le souci du Bien Commun et le sens de l’Etat. Dans le fond, le grand mérite de Thévenoud est de donner l’envie d’un grand coup de balai. On aurait tort de s’en priver !

Mots clés : #Assemblée #Nationale #AssembléeNationale #Cahuzac #chômage #exemplarité #fiscal #impôts #jeudespartis #partis #Politique #Lavrilleux #mensonge #vérité #Montebourg #Morale #Politicien #PS #UMP #pudeur #impatience #Thévenoud #ThomasThévenoud

Thévenoud, un mensonge qui dit la vérité ! Une tribune de Christian Vanneste
Lire la suite

Nomination d'Olga Bystrova-Herry – RPF

Publié le 7 Septembre 2014 par RPF Nord Pas de Calais

Communiqué du RPF : le parti, au nom de son Président Christian VANNESTE et Président de la fédération Nord Pas de Calais, de son Secrétaire Général Igor KUREK et de son Secrétaire National aux Relations Extérieures et Président du RPF 69, annonce la nomination d'Olga BYSTROVA-HERRY, artiste peintre lyonnaise comme adjointe aux relations extérieures avec la Russie.

Le RPF Nord Pas de Calais, 59 et 62 lui souhaite la bienvenue !

Mots clés : #Vanneste #RPF #RPFJ #RPF59 #RPF62 #RPFNPC #Kurek #Retord #RPF69 #Lyon #Bystrova #BystrovaHerry #Russie #France

Nomination d'Olga Bystrova-Herry – RPF
Lire la suite

OTAN, suspends ton vol ! Une tribune de Christian Vanneste

Publié le 7 Septembre 2014 par RPF Nord Pas de Calais

Les 4 et 5 Septembre, un sommet de l’OTAN s’est réuni à Newport au Pays de Galles. Cette assemblée des Etats-Unis et de leurs vassaux mérite trois réflexions. D’abord, elle peut être éclairée par un double retour historique. La France commémore la Grande Guerre commencée, il y a tout juste un siècle. Le déclin subi par l’Europe depuis est hallucinant. En 1914, l’Europe des monarchies et des républiques, c’était l’Europe des empires qui dominaient le monde. Londres était le centre du plus puissant, par son étendue, de Gibraltar à Singapour, du Caire au Cap, de l’Australie au Canada, le plus peuplé avec l’ensemble du sous-continent indien et les régions les plus denses de l’Afrique. La France, même si elle avait collectionné des déserts était implantée en Afrique du Nord et en Indochine. Elle possédait Madagascar. Les autres pays européens, les Pays-Bas, avec l’Indonésie, la Belgique, avec le Congo, le Portugal avec ses vastes domaines africains avaient leurs parts. Ces empires ont disparu après la seconde guerre, entre 1945 et 1975. Le Britannique et le Français s’étaient encore accrus entre les deux guerres des territoires perdus par l’Allemagne et l’Empire Ottoman. En 1914, la Russie s’étendait de Varsovie à Vladivistock . Elle n’a perdu depuis son emprise que sur une partie des Républiques soviétiques de l’URSS, parvenues à l’indépendance avec la chute de celle-ci. Deux puissances non-européennes apparaissaient à l’horizon : le Japon qui avait surpris le monde en battant la Russie en 1905 et les Etats-Unis qui avaient fini de liquider l’empire espagnol. Celui-ci, évincé d’Amérique venait d’y perdre sa dernière colonie, Cuba ainsi que les Philippines en Extrême-Orient. Néanmoins, ces nouvelles puissances semblaient s’intégrer à ce monde « civilisé » ou « développé » qui avait vocation à s’emparer des dernières poches de résistance, et notamment de la plus grosse, la Chine. Elles avaient d’ailleurs participé ensemble à l’expédition en vue de libérer les légations de Pékin, assiégées par les Boxers. En 1917, les Etats-Unis interviennent contre les « Empires Centraux » et apportent un soutien décisif à la victoire de la France. Ils jouent un rôle totalement néfaste dans l’établissement de la paix en favorisant l’émiettement de l’Europe au nom du principe des nationalités, qui est la cause principale de la seconde guerre. Ils reviendront un quart de siècle plus tard, mais cette fois comme les libérateurs et les protecteurs de l’Europe de l’Ouest. Celle-ci, de maîtresse du monde passait au rang de protectorat américain.

Il y avait, dans l’Antiquité, au sud du continent européen, une péninsule riche et civilisée, ouverte sur la mer, la Grèce, divisée en de multiples cités disposant de colonies autour de la Méditerranée. Epuisées par leurs guerres et à la merci des conquérants, elles ont fini sous l’aile protectrice de l’aigle romaine. Il y a à l’extrémité ouest du continent eurasien, une péninsule prospère et développée, l’Europe, ouverte sur l’Océan, qui a dominé le monde. Epuisée par ses guerres, elle aspire à l’unité, mais n’en finit pas de se blottir sous l’aile de l’aigle américaine.

C’est ce que le Général de Gaulle, qui voulait être l’allié et non le vassal des Etats-Unis refusait. Cette situation humiliante reposait sur un motif évident, la menace soviétique. Elle a disparu, mais curieusement, les Etats-Unis et certains de leurs pions européens s’acharnent depuis plusieurs années à surévaluer un prétendu danger russe qui justifierait le maintien de l’Otan, et donc le protectorat américain. Que les Russes soient nostalgiques de leurs « provinces » perdues est compréhensible, d’autant plus qu’elles sont peuplées de nombreux russophones. Comme la France conserve une influence sur un certain nombre de pays d’Afrique, il n’est pas absurde que la Russie souhaite exercer celle-ci sur les anciens pays de l’URSS. Si l’Europe jouissait d’une véritable indépendance, elle aurait dû rechercher avec la Russie un équilibre. Elle aurait dû tenir les USA à l’écart de ce qui ne les concerne pas. L’Europe n’a aucun intérêt à un conflit armé ou non avec son voisin russe. Ses intérêts économiques demandent au contraire des échanges avec la Russie. Celle-ci lui offre des ressources énergétiques indispensables et peut acheter ses produits. Les Etats-Unis sont à la fois les concurrents et les rivaux de la Russie quand celle-ci est le complément de l’Europe. Que les Etats-Unis aient une stratégie est une chose. Que l’Europe s’y associe contre ses intérêts en est une autre. La répétition des menaces et des sanctions à l’encontre de la Russie, la suspension de la livraison des Mistral par la France sous la pression américaine, par exemple, sont contraires à nos intérêts et traduisent une dépendance inacceptable. La France n’a aucune raison de rentrer dans le jeu américain et de sombrer dans les obsessions polonaise ou baltes. Sa participation à une réunion de l’OTAN principalement destinée à organiser la stratégie anti-russe est une faute.

Depuis des mois, Washington privilégie le problème ukrainien par rapport à l’irruption de « l’Etat islamique » au Moyen-Orient. On comprend l’embarras des Etats-Unis dans une crise dont ils sont les principaux responsables et à l’origine de laquelle on trouve leurs alliés si riches et si fragiles du Golfe, mais ce danger-là est infiniment plus grave pour l’Europe que ne l’est la crise ukrainienne. La présence d’un « Etat » terroriste de l’autre côté de la Méditerranée, la circulation de djihadistes entre les deux rives, combattants et tortionnaires la-bas, terroristes ici devraient représenter la priorité de tous les périls. Mehdi Nemmouche, le quadruple assassin de Bruxelles était le « français » qui torturait les Syriens selon l’un des otages libérés. Veut-on voir se multiplier ces bombes vivantes sur notre territoire ? Plus vite les zones de non-droit où ils sont formés, les groupes qui les accueillent seront anéantis, plus nous éviterons la montée en puissance du danger. Devant celui-ci, il semblerait que la Russie et ses alliés puissent être des partenaires, malgré les choix propres aux Etats-Unis sur lesquels nous n’avons aucune raison de nous aligner. Si la France n’était pas l’ombre de ce qu’elle a été, c’est le discours qu’elle devrait tenir. Cela mettrait peut-être fin à l’Otan, mais ferait naître une Europe véritable, une Europe indépendante.

Mots clés : #Etat #Islamiste #USA #Europe #France #Golfe #Grèce #Rome #Indépendance #Nemmouche #Nation #OTAN #protectorat #Russie #Terrorisme #Ukraine

http://www.christianvanneste.fr/2014/09/06/otan-suspends-ton-vol/

http://www.christianvanneste.fr/2014/09/06/otan-suspends-ton-vol/

Lire la suite

La seule victime, la France, ne dit pas merci ! Une tribune de Christian Vanneste

Publié le 5 Septembre 2014 par RPF Nord Pas de Calais

L’Elysée a sorti la roue de secours, celle de la victimisation. Pauvre Président. Rien ne lui est épargné. Cet argument ultime de la défense se situe la où l’attaque a porté. Dans la situation normale d’un pays normal, le public aurait traité avec mépris un bouquin qui portant atteinte à la dignité du Chef de l’Etat, et à travers lui au respect dû aux Institutions, abîme l’image du pays. Malheureusement, à 13% de confiance pour le Président d’après le Figaro Magazine, et cela avant la parution du livre, nous n’en sommes plus là. Les promesses non tenues, les résultats misérables avaient déjà entamé le crédit du locataire de l’Elysée que beaucoup de Français jugent incompétent. Le changement de cap politique accentué récemment par la nomination de Macron à Bercy a suscité sur la sincérité de François Hollande un doute ravageur qui cette fois mine en profondeur son électorat lui-même. Il restait au-delà de l’homme politique, peu capable et peu fiable, ce qui n’est pas original, l’homme lui-même, sympathique, volontiers enjoué et blagueur. Or c’est ce môle de résistance qui vient de tomber. Non seulement, il avait menti aux Français sur son programme. Non seulement, il avait menti à sa « compagne » et l’avait publiquement traitée avec goujaterie, ce qui pouvait encore passer pour un incident de parcours dans une vie où se mêlent des sentiments exacerbés et la tension de la vie publique à son plus haut niveau. Mais, il mentait sur ce qu’il est. Sa concubine remerciée le révèle sous le jour d’un imposteur qui, enfant de la bourgeoisie, est demeuré un bourgeois qui méprise les pauvres, s’en amuse et n’a probablement affiché des idées de gauche que pour dessiner un profil de carrière qui lui garantirait le niveau de vie dont il ne peut se passer. Bref, l’élu de la gauche sociale et obsédée par l’égalité, serait un cynique qui cache le goût des privilèges sous des discours qui les attaquent. Incompétence, indécence, cynisme, cela fait beaucoup. Mais Hollande ne coule pas seul. Le livre se vend très bien même si on l’achète avec des pincettes, parce que beaucoup de lecteurs veulent y trouver la vérification du mépris que suscitent chez eux la politique et les politiciens.

Qui est la victime ? Certainement pas Hollande, qui en introduisant cette situation bancale à l’Elysée n’en a pas volé la conséquence. Comment ? On promeut le mariage pour tous, et on ne se marie pas soi-même ? On paraît limiter de façon moderne le couple au sentiment et on donne à ce lien une allure officielle en surexploitant le titre fictif de première dame. Mais dans le même temps, on n’hésite pas à vivre un autre sentiment et à former un autre couple. Non, la victime devrait plutôt être la femme humiliée, la seconde en peu de temps. Mais n’a-t-elle pas agacé les Français par la morgue et l’outrecuidance avec lesquelles elle a occupé cette place qu’aucun droit ne lui attribuait et dont elle entendait faire un pouvoir. Il y a des gens qui ne détestent les privilèges que quand ils les perdent. Non les victimes sont plurielles. Au premier rang figurent ceux que Mitterrand appelait le « Peuple de Gauche », ceux que le premier François, habile manoeuvrier politique issu de l’extrême-droite avait déjà bernés, et qui aujourd’hui sont une fois encore dans la situation peu enviable de l’amoureux déçu et trompé. Les cabrioles de DSK dans un hôtel de luxe de New-York, les comptes suisse ou singapourien de Cahuzac, aujourd’hui même la démission de Thévenoud, ce Tartuffe qui avait plaidé pour l’exemplarité fiscale et qui ne déclarait pas ses impôts, et enfin, les « sans-dent » de Hollande affichent une certaine cohérence qui n’est pas particulièrement de gauche. Les mauvaises langues laissent d’ailleurs entendre que le Président semble plus doué pour sa fiscalité personnelle que pour celle des Français. En second lieu, ce sont tous les Français qui sont victimes de ce sordide déballage. Ils sont aujourd’hui gouvernés par la caste politique la plus inefficace de toutes les grandes démocraties. Comme si ce n’était pas suffisant, il faut que les déboires de la vie intime de l’ex-couple présidentiel se répandent sur la place publique internationale pour bien rappeler à la terre entière que décidément les Gaulois ne savent pas se conduire. Un Anglais dit « Mon pays a peut-être tort, mais c’est mon pays ». Un Française serait capable au contraire de brailler : « Mon amant m’a fait tort. Puisse mon pays payer pour ça ! » Car enfin, la vraie victime, c’est la France qui se traîne derrière l’Allemagne en Europe et dernière les Etats-Unis dans le monde, quémandeur de temps ou d’argent, et dont l’indépendance a fondu comme neige au soleil, parce que l’impéritie et l’indignité de ses dirigeants lui ont fait perdre une voix qu’on écoutait encore naguère.

Mots clés : #Cahuzac #Confiance #Cynisme #DSK #Egalité #Privilèges #Hollande #Mitterrand #Impôts #Incompétence #Indécence #Mensonge #fiscal #Thévenoud #Trierweiler #Victimisation #RPF #RPFJ #RPF59 #RPF62 #RPFNPC #Vanneste

La seule victime, la France, ne dit pas merci ! Une tribune de Christian Vanneste
Lire la suite

Au secours ! Non, notre Pays n'est pas bête à ce point ! Une tribune de Christian Vanneste

Publié le 4 Septembre 2014 par RPF Nord Pas de Calais

Pourquoi le cacher ? Je ressentais, comme beaucoup de compatriotes, une certaine fierté d’être français. Certes, je me méfiais aussi de l’arrogance où peut conduire son excès. J’ai toujours évité de brandir les prétendues exceptions nationales qui justifient les pires de nos erreurs. Aujourd’hui, le sentiment qui m’habite, lorsque je découvre les nouvelles du matin, est à l’opposé. Sommes-nous donc devenus si bêtes ? J’avoue même ne plus savoir par quel bout prendre la question tant les sujets sont nombreux. Il y a d’abord la guerre des mots. Faute d’avoir la moindre prise sur une réalité qu’il méprise à force d’être incapable de la reconnaître, le monde médiatico-politique s’est enfermé dans la sphère politiquement correcte des mots, les sacrés et les tabous. Ainsi, la Gôôche idéologique, c’est à dire dénuée de la moindre idée intelligente, se dresse avec horreur contre l’évocation d’un contrôle renforcé des chômeurs pour lutter contre les fraudes. Il y a tellement de chômeurs qu’on ne peut en plus les stigmatiser en les suspectant. Tel est le message. Le Ministre du travail ferait mieux de créer des emplois… Comme si un Ministre en créait en dehors de son cabinet ou de son administration, ou encore par une aide publique ! Si nous parlons d’emplois véritables, d’emplois utiles, il n’en crée aucun. Il peut, au mieux, par la loi ou le règlement, favoriser la compétitivité du pays, l’investissement public ou celui des entreprises, le pouvoir d’achat des consommateurs. Il peut aussi créer un système cohérent de retour à l’emploi. Dans les pays socio-démocrates qui ont entrepris des réformes il y a plus de vingt ans, on a compris cela. Au Danemark, par exemple, on verse des allocations très correctement, mais on forme, on contrôle et on sanctionne. On ne se bat pas sur le vocabulaire.

En ce mercredi, la guéguerre scolaire est ouverte. Il ne s’agit pas de celle qui avait un motif noble, la défense de la liberté de l’enseignement. Il s’agit une fois de plus du désordre gaulois provoqué par une réforme mal conçue, mal présentée, et encore plus mal mise en oeuvre. Les rythmes scolaires français sont mauvais. Cela ne fait aucun doute. Les années sont trop courtes et les jours, trop peu nombreux, sont trop longs. Que les enfants se lèvent à la même heure cinq jours de suite est un progrès. Il serait même préférable qu’ils le fassent sept jours sur sept, même lorsqu’ils ne vont pas à l’école, et qu’ils soient en classe pendant quarante-quatre semaines. Mais comme il est hors de question d’augmenter le temps de travail des enseignants, de diminuer la disponibilité au tourisme, et de priver nos chérubins de leurs grasses matinées, la solution d’un vrai problème est devenue la source d’un débat, puis d’un combat médiatiquement porteur pour certains maires. L’école doit-elle être une compétence de l’Etat ? A part les programmes et le contrôle des aptitudes éventuellement, le reste pourrait être décentralisé et privatisé, ce qui lui donnerait plus de souplesse. Dans le cas présent, l’Etat utilise son monopole en imposant « sa » réforme aux communes. Certaines d’entre elles pour des raisons financières ou partisanes s’empressent de s’y opposer avec la frondeuse jouissance de désobéir. Bref, notre pays si malin, dirigé par une élite politique des plus brillantes, s’est une fois de plus pris les pieds dans le tapis d’une réforme absolument nécessaire dont il est parvenu à faire une difficulté superflue imposée pour le plaisir « d’emmerder les Français », comme le disait notre dernier bon Président, Georges Pompidou.

Mais, le plus profond de l’abîme de ce matin, c’est le ramdam provoqué autour du bouquin de l’ex et éphémère première dame. Jamais on a tant entendu ce titre que lorsqu’il venait compenser le sentiment que la personne en question n’avait justement aucune raison de se trouver là. Le livre imprimé en Allemagne confirme que cette impression était la bonne. La dame était à l’Elysée pour un reportage, et elle n’hésite pas à développer le seul sujet qui l’intéresse, et on s’en doutait à la voir, elle-même. Peu lui importe qu’elle ait introduit une situation équivoque autour de la Présidence ! L’institution et le pays doivent payer le prix du crime de lèse-première-dame. On apprend donc ce qui se passait dans la salle de bains présidentielle et que le Président avait suffisamment de temps et de liberté d’esprit non seulement pour faire du scooter, mais encore pour essayer de se rabibocher avec la concubine humiliée. Cette publication est indigne. Sa vente engendrera sans doute une compensation financière pour le préjudice subi, et une publicité très profitable pour l’employeur actuel. Elle révèle surtout que des gens qui occupent le pouvoir ou en sont proches peuvent totalement inverser l’importance qu’on doit donner à l’honneur de servir la France et aux émois intimes que suscite la vanité. L’indécence de ceux qui ne respirent pas à la hauteur qu’ils occupent , pour paraphraser Montherlant, n’est pas uniquement celle de l’auteur. Elle est contagieuse et contamine tous les acteurs de ce triste vaudeville. A entendre ce qu’on appelle, sans doute par antiphrase les « bonnes pages », on découvre que le locataire de l’Elysée et ses plaisanteries douteuses sur les pauvres, les « sans-dents », ne sont là où il sont que par l’usurpation des idées et l’imposture des valeurs. Il est plus que temps de leur indiquer le chemin de la sortie.

Mots clés : #Vanneste #RPF #RPFJ #RPF59 #RPF62 #RPFNPC #compatriotes #Ministre #Danemark #Elysée #Trierweiler #Hollande #Pompidou

Lire la suite

Nouvelle chaîne Youtube du RPF : RPF Vidéos.

Publié le 2 Septembre 2014 par RPF Nord Pas de Calais

Découvrez la nouvelle chaîne « RPF Vidéos », qui se complète avec un nouveau Google + éponyme. Elle reprendra toutes les vidéos et tous les podcasts du RPF et de Christian VANNESTE.

Son # dédié sur les réseaux sociaux : facebook, twitter, google + et instragram sera : #RPFVoff

Lien de la chaîne en fin d'article / pièce jointe

 https://www.youtube.com/channel/UCiGfzmB2or3hRx691HZ3_6g

https://www.youtube.com/channel/UCiGfzmB2or3hRx691HZ3_6g

Lire la suite

Afficher plus d'articles

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 > >>
Partager cette page Facebook Twitter Google+ Pinterest
Suivre ce blog