Le blog du RPF Nord Pas de Calais

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Macron, le médecin sans imagination d'un malade qui n'est pas imaginaire. Une tribune de Christian Vanneste

Publié le 18 Octobre 2014 par RPF Nord Pas de Calais

La France est sauvée. Elle a enfin trouvé son Diafoirus : il s’appelle Macron. Avec un sens aigu du bon goût, alors qu’une épidémie réelle ravage l’Afrique de l’Ouest, il a filé la métaphore de la maladie à propos de l’état du pays. Sûr de son savoir, notre énarque-docteur, et néanmoins banquier, a éclairé le bon peuple sur les évidences qu’on lui cachait et que son ignorance bien excusable l’empêchait de découvrir par lui-même.

D’abord, le diagnostic. La France souffre de « défiance », de « complexité », et de « corporatisme ». Cette vérité encore inaperçue est renversante. C’est vrai, les Français ne font plus confiance à leurs prétendues élites, et c’est bien parce que leurs résultats sont nuls voire négatifs. En entendant notre suffisant thérapeute, ils risquent même de devenir encore plus méfiants. Comment ? Ce type qui hante les couloirs du pouvoir depuis des années, qui appartient à ce monde qui s’est mis à l’abri du risque, vient nous dire que jusqu’à présent, les gouvernants ont perdu leur temps, mais que ça va changer, et en douceur pour ne pas tuer le malade, et il faudrait, béats d’admiration devant tant de lucidité, lui faire confiance ? Le jour même, un certain Lavrilleux, qui s’accroche à son siège de député européen, claque la porte de l’ump, et Thévenoud, se visse sur le sien à l’Assemblée après avoir été viré du groupe PS. La vie politique française a atteint un tel niveau d’inefficacité coûteuse et de turpitude provocatrice qu’il faudra beaucoup plus que quelques mesurettes pour recréer la confiance. Le « corporatisme » des politiciens est à la fois le plus puissant et évidemment le moins menacé.

Dans la médecine du docteur Macron, il y a l’arôme de l’excipient, de l’emballage et les principes actifs. Pour le goût du remède, le changement est notoire. On passe de l’acidité d’un socialisme marxisant et revanchard destiné à vomir les riches à celui qui émeut les papilles des « branchés » de la mondialisation : un socialisme « soft » plein de compassion pour les « losers », les pauvres qui prendront l’autobus, mais qui se parfume de libéralisme, dans sa version libertaire, gaucho-compatible. Les professions réglementées, protégées, de la médecine ou du droit sont dans le collimateur, le repos dominical aussi. On ne va pas bouder le plaisir qu’il y a à trouver la croissance en s’attaquant aux bastions du conservatisme que sont les pharmaciens, les notaires ou l’Eglise Catholique. On va racler quelques milliards avec quelques bijoux de famille qui restent dans les tiroirs de la République. On va faire sauter quelques verrous qui entravent la construction ou le logement. Mais, bien sûr, on ne touche pas à la fonction publique et à ses statuts. Bien sûr, il n’est pas question de privatiser EDF. La lutte contre les corporatismes ne visera que ceux qui n’auront pas la force de résister ou n’ont pas une suffisante capacité de blocage ou de nuisance. En somme, rien de bien neuf : on ressort quelques conseils d’Attali à Sarkozy.

Le docteur Macron n’est pas chirurgien. Il y a belle lurette que les politiciens français ont renoncé à cette pratique pourtant nécessaire de peur de n’avoir pas su anesthésier complètement le patient avant l’opération. Alors, on va se contenter d’homéopathie, au sens des petites doses, de la médecine douce. Cela prendra du temps et n’aura aucun effet réel compatible avec le calendrier politique. Autrement dit, on écarte une nouvelle fois les réformes structurelles indispensables, sur le marché de l’emploi, le temps de travail, le statut de la fonction publique, la fiscalité, au profit d’expédients destinés provisoirement à améliorer les chiffres non sans éviter les incohérences. Ainsi favoriser les autocars ( pour les « pauvres ») et la route au détriment du rail n’est pas précisément en phase avec la transition énergétique présentée, cette semaine même, comme un événement du quinquennat par la Ministre de l’Ecologie. Les secteurs de la production et de l’industrie sont les plus atteins par la maladie, et d’autant plus que la durée du travail et les charges pénalisent doublement notre économie. Ce n’est pas l’assouplissement dans les zones commerciales qui améliorera cette situation. On peut rêver d’une société d’individus consommateurs jamais rassasiés choisissant la surface ouverte le dimanche plutôt qu’internet, bref la société des « bobos » dont notre pouvoir exsude l’idéologie. Mais il est préférable que la France se rétablisse, comme une Nation faite de familles qui ne consomment que parce que leurs membres travaillent et produisent les richesses qui permettent d’acheter des produits le plus possible « made in France ». Par rapport à cette guérison-là, évoquée parfois sous le mandat précédent, mais jamais mise en oeuvre, notre Diafoirus ne propose que des placebos, destinés à améliorer l’état d’esprit du malade avant les prochaines élections. Ils ne le mettront pas hors d’affaire.

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Un Prix Nobel pour la recherche qui est un bonnet d'âne pour le Pouvoir. Une tribune de Christian Vanneste

Publié le 16 Octobre 2014 par RPF Nord Pas de Calais

D’après Valls, le Prix Nobel d’économie décerné au chercheur Français Jean Tirole serait un pied de nez au « French bashing ». « Little bashful », le Manuel, qui n’hésite pas sans fausse modestie à récupérer un succès de la recherche au long terme au profit, croit-il, d’un gouvernement en perdition et qui navigue à vue. Car le pied de nez qu’il était superflu de décocher à une locution britannique, c’est bien le gouvernement français qui en est le destinataire. Le commentaire d’une députée socialiste disant que la politique économique et sociale dépendait du dialogue entre les politiques et les partenaires sociaux et non d’un économiste, fût-il Prix Nobel, était poignant de bêtise prétentieuse. Certes, personne ne saurait contester la légitimité des élus de la République. Personne n’en dira autant des fameux « partenaires sociaux », défenseurs acharnés des blocages de la société auxquels s’accrochent la petite minorité qu’ils sont censés représenter et tous ceux qui croient en bénéficier alors qu’ils en sont les victimes. Mais lorsque l’ignorance et l’incapacité des politiciens et de leurs complices, leur enfermement idéologique ou démagogique les placent à des années-lumière des solutions que proposent des chercheurs d’une manière objective on se dit que ce sont les élus eux-mêmes qui détruisent leur propre légitimité. Ce n’est pas là la preuve que la technocratie est meilleure que la démocratie, puisque ce phénomène est, hélas, une spécialité nationale. Non, c’est seulement la démonstration de la faiblesse particulière de notre personnel politique, de son recrutement en circuit fermé, de ses cumuls improductifs, de sa gesticulation médiatique trépidante, et donc de son manque de réflexion dans la pensée et de cohérence dans l’action. Dans de nombreux pays, du Danemark aux Etats-Unis, et en Suède, évidemment, on fait ou au moins on écoute ce que préconise Jean Tirole.

Depuis des années, on parle de flexisécurité à la scandinave, cette région du monde où même les socialistes sont intelligents, du moins sur les questions économiques, et depuis une vingtaine d’années seulement. En France, la droite en a parlé, comme d’habitude sans rien faire, et la gauche tenté récemment quelques timides avancées, en douce, et sous la censure de « frondeurs » qui vous expliquent qu’il faudrait créer encore plus de fonctionnaires dans les collectivités territoriales pour réduire le chômage. « Au fou ! » a-t-on envie de crier ! Jean Tirole n’est pourtant pas un ultra-libéral. Il souligne simplement le paradoxe qu’à force de trop protéger l’emploi avec le bunker du CDI, on augmente la précarité de ceux qui n’en bénéficient pas. L’idée d’un contrat de travail unique qui se consolide dans le temps est une synthèse de l’exigence de stabilité des employés et du besoin de souplesse en fonction du contexte des employeurs. Le mérite n’en est pas absent. Un chef d’entreprise ne se sépare pas volontiers d’un travailleur efficace, et encore moins si cela est plus difficile avec la durée. Cette conception est évidemment aux antipodes de la religion du statut, qui sous prétexte que quelqu’un a dans sa jeunesse réussit un concours, lui confère le privilège d’être un mauvais professionnel.

Ce Prix Nobel paradoxal pour un pays où il y a de bons chercheurs dans les université et les grandes écoles, mais aucun « trouveur » en politique devrait servir de révélateur. La France est coincée. La France est bloquée. Ses dirigeants actuels sont coincés entre une Europe à laquelle ils adhèrent avec enthousiasme sans vouloir en respecter les règles, et une situation intérieure qui ne leur laisse aucune marge de manoeuvre. Le matraquage fiscal insensé a rendu le contribuable hypersensible. Les lobbys vont envahir les rues au lieu de hanter les antichambres. Toute réforme sera périlleuse pour le pouvoir y compris en son sein même. Les verts, les pastèques, sont furieux du recul sur l’écotaxe. Les radicaux, les radis vont se raidir sur la réforme territoriale. Les « frondeurs », en bons commissaires politiques, vont pourchasser le moindre soupçon de prétendu libéralisme. Le débat politique est bloqué. Il est enfermé dans le microcosme des spécialistes de la politique, qui précisément ne sont spécialistes de rien. Déconnectés du monde des vraies gens, ils n’ont qu’un problème, celui de leur réélection. Alors, leur discours abandonne tout lien avec la vérité. Ils ne s’agit pas pour eux de dire ce qu’ils croient vrai ou juste, mais juste ce qu’ils croient que leurs électeurs ont envie d’entendre. Tel membre de l’UMP croyait séduire la « droite » en obligeant les chômeurs indemnisés à travailler, alors que les personnes condamnées et détenues n’y sont pas tenues. Tel socialiste, va y aller de son couplet de nounou indispensable, en dénonçant la stigmatisation du chômage, cette violence sociale, cette souffrance que notre société impose aux « sans-emplois ». Ce langage codé des politiciens est celui d’une pensée répétitive et bornée, incapable de trouver de vraies solutions aux problèmes que la France affronte, incapable de procéder aux réformes nécessaires dont elle a l’ardente obligation. Ce sont nos politiciens qui méritent la rossée, Monsieur Valls, pas la recherche française avec laquelle ils n’ont aucun rapport.

http://www.christianvanneste.fr/2013/01/11/flexisecurite-ou-precarigidite/

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Un Prix Nobel pour la recherche qui est un bonnet d'âne pour le Pouvoir. Une tribune de Christian Vanneste
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Obama, Erdogan : les masques doivent tomber. Une tribune de Christian Vanneste

Publié le 16 Octobre 2014 par RPF Nord Pas de Calais

L’agonie de Kobané réveille des souvenirs. La résistance d’une poignée d’hommes contre un ennemi implacable, par ailleurs l’ennemi de la France, qui peut être secourue par un allié puissant possédant les moyens d’intervenir et qui ne le fait pas par calcul, au mépris de la vie et du courage des combattants ainsi sacrifiés, c’est du déjà-vu. La Turquie est notre « alliée » au sein de l’OTAN. Le prétendu « état islamique » est un ennemi implacable. L’armée turque pourrait intervenir et nettoyer les islamistes rapidement. Elle ne le fait pas parce qu’elle ne veut pas indirectement soutenir le régime de Damas et révèle ainsi son véritable objectif.

lle ne le fait pas parce qu’elle ne veut pas aider les Kurdes qu’elle traite en citoyens de seconde zone chez elle, et qui pourraient constituer une zone autonome en continuité avec le Kurdistan turc alors que de part et d’autre de la frontière, les autonomistes du PKK et ceux du PYD sont en bons termes. Elle ne le fait pas parce qu’il est assez clair désormais que la Turquie a favorisé les djihadistes, y compris ceux de l’ »état islamique », en laissant passer les armes et les hommes, en leur permettant de s’entraîner et d’être soignés sur son sol, et en leur fournissant peut-être même un appui militaire discret.

En 1944, les patriotes polonais déclenchent l’insurrection de Varsovie. L’armée rouge est de l’autre côté de la Vistule. Elle ne bougera pas tant que les Allemands n’auront pas anéanti la révolte. Ce qui restait de l’armée polonaise et de ses officiers après son écrasement par les nazis et les soviétiques en 1939, après le massacre d’un grand nombre de ses cadres sur l’ordre de Staline à Katyn, pouvait soutenir avec les résistants patriotes le gouvernement légitime réfugié à Londres et non celui soutenu par les communistes à Lublin.

Staline a laissé faire le travailpar Hitler pour permettre aux Russes de dominer la Pologne pendant près d’un demi-siècle. L’impérialisme russe se recouvrait habilement de l’idéologie socialiste, si pleine d’un avenir radieux. De même aujourd’hui, l’islamisme dit « modéré » d’Erdogan voile assez bien la renaissance d’un impérialisme turc.

En 1954, des soldats français sont encerclés à Dien-Bien-Phu par les communistes du Viet-minh. Un Etat-Major imprudent mal informé par un service de renseignement défaillant s’était fait piéger. Le 13 Mars les communistes lancent l’assaut. Le 23, le Chef d’Etat-Major français, Paul Ely croit obtenir de son homologue américain la promesse d’une frappe massive sur les attaquants et leur artillerie.

Cette intervention aurait été l’application de la politique d’endiguement du communisme et de la théorie des « dominos ». Mais le cher général Eisenhower au sourire enjôleur, ne l’entendait pas ainsi. L’Amérique ne devait pas ternir sa mission divine de libératrice de l’humanité en soutenant une armée coloniale. Elle tentera cependant de se substituer à la France dans ce qu’il subsistera de l’Indochine après le départ de la France, et tandis que les français prisonniers subiront un calvaire. En somme, l’Amérique avec componction, avait joué le même scénario que l’Oncle Joe, et couvert l’impérialisme national sous le manteau de l’idéologie démocratique, humaniste et libérale. Certes, les Etats-unis sont une colonie émancipée, mais où ce sont les colonisateurs qui se sont libérés et non les colonisés, lesquels ont a peu près disparu… La politique actuelle d’Obama doit nous rappeler les ambiguïtés permanentes de la diplomatie américaine, son mélange de générosité affichée et d’égoïsme cynique pratiqué, dont leurs alliés ont souvent fait les frais. Elle doit nous rappeler les interventions militaires trop tardives, celles qui ont été menées maladroitement ou qui ont été stoppées pour des raisons de politique intérieure et au mépris des populations concernées, de la Corée à l’Irak.

Les Etats-Unis aimeraient présenter leur obsession anti-russe actuelle comme le combat du Bien dont le champion serait le gentil Barack contre le Mal du méchant Vladimir. Certes, ce dernier défend clairement les intérêts de la Russie et veut préserver ce qui lui reste d’influence sur ce qui était aussi un Empire. Mais il le fait sans masque idéologique. On ne saurait en dire autant du Président américain qui fait de la géopolitique d’intérêt national mais en se drapant dans les plis de la conscience pure de l’Amérique. Quant à l’ »allié » turc, il fait la même chose en nappant le nationalisme ottoman sous une couche d’islamisme « modéré ». Entre Poutine qui aide les prorusses en Ukraine, et Erdogan qui soutient les djihadistes en Syrie, c’est le second qui est plus dangereux car l’ami de nos ennemis est notre ennemi… à moins que les masques deviennent à ce point insupportables qu’ils soient obligés de tomber.

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Obama, Erdogan : les masques doivent tomber. Une tribune de Christian Vanneste
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La Turquie, un ami qui vous veut du bien ? Une tribune de Christian Vanneste

Publié le 7 Octobre 2014 par RPF Nord Pas de Calais

La Turquie rejoint la coalition en marche-arrière et au ralenti. Le comportement de ce pays devrait faire prendre conscience de leur naïf aveuglement à ceux qui souhaitaient son entrée dans l’Union Européenne. La Turquie n’est pas européenne. Elle ne l’est pratiquement pas sur le plan géographique. Elle ne l’est pas du tout culturellement, et l’AKP d’Erdogan l’en a éloignée par son islamisme dit « modéré » dans le seul pays majoritairement musulman qui pratiquait depuis Atatürk une forme de laïcité. Elle ne l’est surtout pas sur le plan géopolitique. Certes, la Turquie fait partie de l’OTAN et a « gardé » les détroits face aux soviétiques pendant la guerre froide comme elle le faisait déjà avec le soutien anglais face au Tsar. Mais en dehors de la paranoïa américaine, qui pense sérieusement que la Russie de Vladimir Poutine puisse caresser les ambitions de ses prédécesseurs ? La Turquie a des frontières avec l’Iran, son ennemi historique, l’Irak et surtout la Syrie, ses anciennes provinces arabes, et elle partage avec ces Etats la vaste communauté kurde. 15 millions de Turcs sont kurdes, majoritaires au sud-est du pays. Entre les traités de Sèvres (1919) et de Lausanne (1923), l’armée turque ayant repris le dessus, l’espoir de créer un Etat kurde s’est effacé. En raison du nombre de la population, de son identité culturelle et historique, de son implantation relativement continue sur le territoire, ce projet nourri par les vainqueurs de la Grande Guerre était légitime.

Les Kurdes qui sont au premier rang de la résistance au fanatisme de « l’état islamique » sont un révélateur de la complexité et des ambiguïtés politiques de cette région du monde. Leur histoire récente jette une ombre épaisse sur la réalité turque. Depuis la fin du XIX e siècle et jusqu’à aujourd’hui, ce pays a suivi une politique dont les moyens ont changé, non les buts. L’Empire Ottoman était dominé par les envahisseurs turcs, mais ceux-ci étaient minoritaires y compris en Anatolie, la Turquie actuelle. Des peuples autochtones, grecs, arméniens, kurdes, étaient « soumis » tout en participant souvent jusqu’à un haut niveau aux pouvoirs économiques et politiques du pays. Le Christianisme était reconnu institutionnellement et la situation de dhimmis des Chrétiens était, entre deux massacres, tempérée par la protection de pays comme la France ou la Russie. La pression exercée en permanence sur ces sujets « inférieurs », notamment sur le plan fiscal, a dû favoriser bien des conversions. Mais l’effondrement de l’Empire à l’aube du XXe siècle a fait naître et se développer un nationalisme turc qui dans sa volonté de forger une nation n’a plus hésité sur les moyens. En plusieurs vagues qui ont culminé en 1915, la Turquie a pratiqué un génocide qui a assassiné 1,2 million d’Arméniens. Les Kurdes y ont d’ailleurs mis la main. Les Chrétiens assyriens et chaldéens en ont aussi été les victimes. Enfin, notamment lors de la reconquête par Mustafa Kemal, Atatürk, les Grecs ont été massacrés ou chassés de terres qu’ils occupaient depuis des milliers d’années. La Turquie est un Etat fondé sur une victoire militaire et a visé à réaliser son unité par le génocide et la purification ethnique. Toutefois, les Kurdes, complices du génocide arménien, continuent à former une communauté distincte, islamisée superficiellement et incomplètement, de culture et de langue indo-européenne et non turque. Sa soif d’indépendance l’a conduite à obtenir le soutien soviétique quand la Turquie était l’allié privilégié des Américains dans la région. C’est pourquoi le PKK, le vieux parti indépendantiste, rebelle, et durement réprimé, est fortement imprégné de communisme, et diffère en cela des partis autonomistes kurdes des autres pays. On comprendra sans peine que la Turquie d’Erdogan ne veut pas forcément le bien des Kurdes et n’est pas très pressée de venir à leur secours.

Dans la logique sans faille de l’histoire contemporaine de ce pays, l’intérêt national prime. Avec la victoire des islamistes modérés de l’AKP sur les héritiers laïcs et militaires d’Atatürk, le nationalisme, dopé par une relative réussite économique, a simplement changé de vêtements. Ils sont plus amples et aspirent à recouvrir une zone géographique plus large, turque au Nord-est et musulmane au sud. C’est pourquoi le voile de l’islam « modéré » en est devenu l’instrument. On savait les Qataris et les Saoudiens plus ou moins derrière les révolutionnaires islamistes contre les dictatures arabes. Les premiers soutenaient les Frères Musulmans, les seconds, les Salafistes. Ces soutiens de ces riches alliés de l’Amérique ayant contribué au chaos généralisé du Moyen-Orient, les monarchies du Golfe ont fait machine-arrière. Les dirigeants des Frères Musulmans ont dû quitter Doha… pour la Turquie, dont les relations avec L’Egypte se sont gravement détériorées depuis qu’Al-Sissi a chassé les Frères du pouvoir au Caire.

Ankara se trouve donc bien embarrassée par la politique d’Erdogan qui a largement échoué. Il comptait renforcer la Turquie en soutenant les pouvoirs musulmans « modérés » qui remplaceraient les dictatures. En Libye, c’est l’anarchie. En Egypte, ce sont les militaires, son propre cauchemar, qui ont repris le pouvoir. Non seulement son objectif principal, installer un gouvernement frère dans la Syrie voisine, en évinçant au passage les Russes de la région, n’est pas atteint, mais la guerre civile syrienne a fait naître un monstre islamique, pas modéré du tout, qui a mis les « modérés » sur la touche et fait des redoutables Kurdes les meilleurs résistants. Combattre l’ »état islamique » comme l’armée turque pourrait le faire rapidement et efficacement, reviendrait à aider Bachar Al-Assad d’un côté, les Kurdes, de l’autre. Maintenir l’attitude actuelle justifierait le soupçon de connivence avec les pires des fanatiques. C’est une double horreur au milieu de laquelle, Erdogan tente de louvoyer. La Turquie rejoint donc la coalition et assiste en spectatrice à l’écrasement des Kurdes syriens tout en empêchant les Kurdes de Turquie de leur prêter main forte. Le but est peut-être de maintenir ensuite par une intervention une zone tampon où s’installeraient les réfugiés syriens. Ainsi, la Turquie sauverait les apparences en étant avec les gentils et pour l’humanitaire tout en neutralisant et en affaiblissant la présence kurde à sa frontière. Futé, Erdogan… mais nullement fréquentable !

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La Turquie, un ami qui vous veut du bien ? Une tribune de Christian Vanneste
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La Politique Familiale : le socialisme aurait-il le front d'être antinational ? Une tribune de Christian Vanneste

Publié le 30 Septembre 2014 par RPF Nord Pas de Calais

La politique est l’art de servir le Bien Commun de la Cité. L’intérêt national transcendé par des valeurs humanistes dans le rapport avec les autres nations doit y tenir une place privilégiée et être le critère suprême de tous les arbitrages. Les partis politiques y concourent constitutionnellement, et font malheureusement passer des intérêts partisans en priorité quand ils ne permettent pas à des hommes aux qualités morales douteuses d’accéder au pouvoir. C’est le revers de la médaille de la démocratie, une médaille qu’on a parfois du mal à remettre à l’endroit. Dans notre pays où les bons esprits s’attachent à dire que l’opposition entre la droite et la gauche est dépassée, ce qui est parfois vrai en raison de l’inconsistance de la droite, il y a quand même un parti exceptionnel, dont on pourra dire qu’il a incarné le mal commun et poursuivi avec acharnement l’intérêt antinational. C’est le Parti Socialiste !

Ecarté du pouvoir pendant les vingt-deux premières années de la Ve République, il a, à chacun de ses retours, avec un entêtement aveugle, accru les handicaps du pays, ruiné ses réussites, remis en cause ses atouts. Depuis la retraite à 60 ans, alors que l’espérance de vie augmente, jusqu’aux 35 heures, y compris dans la fonction publique, le Parti Socialiste a plombé notre compétitivité et miné la santé économique du pays. Depuis l’abolition de la peine capitale jusqu’à la loi Taubira et son obsession de vider les prisons, le Parti Socialiste a montré une grande compassion pour les délinquants et criminels et a facilité une augmentation de la criminalité et de la violence. On pourrait encore ajouter sa propension à encourager l’immigration, sa volonté de gommer la différence entre le résident étranger et le citoyen français, son horreur de l’identité nationale pour compléter ce tableau paradoxal. Il restait dans l’amas de décombres laissé par une politique désastreuse, un pan de mur debout, la politique familiale. Le Parti Socialiste dans une grande cohérence va finir de l’abattre.

La démographie récessive de la France au long du XIXe siècle lui a coûté très cher : une économie dépassée par les concurrents, des guerres perdues, une colonisation ratée. En 1945, le mal est identifié et sous l’influence de personnalités comme Alfred Sauvy, l’objectif démographique est désigné et son moyen défini : une politique familiale qui sera la seule exception française dont nous puissions être fiers et qui a permis à la France d’avoir enfin une croissance de sa population supérieure à celle de ses voisins. Chez eux, ce type de politique était associé à la dictature. Chez nous, il était le fruit de la Libération. La famille formée par un couple et ses trois enfants devenait le modèle afin de permettre de dessiner une démographie en forme de pyramide à pente douce : un peu plus de consommateurs chaque année, un peu plus de travailleurs quinze ou vingt ans plus tard capables de financer la retraite par répartition des plus âgés. Nul besoin d’un recours massif à l’immigration. La politique familiale bénéficiait d’un large consensus y compris des socialistes à l’époque. Elle n’était pas une politique sociale, mais une politique démographique, d’où sa volonté de tenir compte le moins possible des inégalités, pour faire en sorte qu’un enfant de plus ne soit pas un poids économique dissuasif. C’était une politique de solidarité nationale, une politique de Bien Commun et non une politique d’assistance sociale et de redistribution. Votée par la majorité à laquelle j’appartenais, la Prestation d’Accueil du Jeune Enfant risque bien d’avoir été la dernière « page » de ce livre du redressement national. Depuis, parfois avec la complicité de prétendus élus de « droite », la gauche s’attaque avec volupté à l’édifice.

Elle mène trois offensives convergentes. La première est largement gagnée puisque l’ancien Président de la République a considéré que ce problème était secondaire et ne méritait plus d’être posé. Il s’agit de détruire le modèle déjà largement ébranlé de la famille constituée par un homme et une femme accompagnant leurs enfants naturels ou adoptés. Les couples de même sexe qui se marient, l’adoption, la PMA et la GPA, à l’étranger d’abord, en France par les tribunaux puis par la loi, ensuite, effacent le modèle tandis que l’union libre de plus en plus fréquente et les »familles » monoparentales accroissent la confusion et surtout augmentent une précarité et une instabilité dont les enfants sont les premières victimes. La seconde vague est plus subtile. Elle consiste à ramener le familial au social et à raboter les avantages octroyés aux « riches ». Ces mesures sont comprises par la population qui les trouve justes alors qu’elles sont une trahison de la politique familiale qui veut qu’un couple ne soit pas pénalisé vis-à-vis d’un autre de niveau de revenu équivalent par le nombre de ses enfants. C’est ainsi que le quotient familial a été réduit à 1500 Euros, avant que les allocations elles-mêmes soient données sous condition de ressources. La troisième étape est en passe d’être franchie. Au nom des économies nécessaires, on va s’en prendre aux prestations familiales. 700 Millions d’Euros seront gagnés sur le dos des familles, hypocritement sous le couvert d’une égalité homme-femme pour le congé parental, en douce pour la réduction des aides à la garde d’enfants pour les plus « aisés » et à visage découvert pour la division par trois de la prime à la seconde naissance.

L’Allemagne est souvent considérée comme un exemple. Ce colosse a les pieds d’argile de sa démographie suicidaire qui le condamne à une immigration massive. Faute d’avoir imité la République Fédérale pour l’économie, nous risquons de la suivre dans l’effondrement démographique de l’Europe. En 2013, la natalité française a baissé de 1,2% et se situe en-dessous du seuil de renouvellement de la population. Pour éviter ce piège, si c’est encore possible, il est important, prioritaire, de rétablir une politique familiale ambitieuse, en la réservant bien sûr puisque son but est démographique, aux nationaux. On voit cependant combien cette idée de bon sens s’oppose à l’idéologie dominante.

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La Politique Familiale : le socialisme aurait-il le front d'être antinational ? Une tribune de Christian Vanneste
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Famille, éducation : idéologie et calculs contre le Bien Commun ! Une tribune de Christian Vanneste

Publié le 30 Septembre 2014 par RPF Nord Pas de Calais

La politique devrait être une activité extrêmement simple et d’une clarté limpide. C’est l’art de conduire la Cité, c’est-à-dire de nos jours, l’Etat, cet organe du pouvoir souverain correspondant souvent, et en tout cas en France, peut-être depuis Bouvines (1214) à une Nation. Son but est évidemment de rechercher le Bien Commun de cette Cité, la préservation de son indépendance, l’accroissement de ses forces qui en est la garantie, le bien-être matériel et moral de ses citoyens. Plus la recherche est fructueuse, plus la politique remplit sa fonction. Malheureusement, plusieurs facteurs compliquent les choses. Le pouvoir est pour les uns une mission à remplir, pour les autres une ambition à assouvir. La lutte pour y accéder oblige à des calculs, des promesses et des compromissions qui écartent de l’objectif même les politiques les plus dévoués et les mieux inspirés. Mais le véritable Homme d’Etat se reconnaît toutefois sans peine à sa vision juste de l’intérêt national et à sa capacité de le servir lucidement et efficacement. Il échappe en cela à la mêlée confuse des politiciens, poursuivant leurs intérêts particuliers, obéissant aux modes éphémères de l’opinion, accrochés aux instruments du pouvoir mais oublieux de son but. L’intelligence politique consiste bien sûr à viser ce but tout en n’hésitant pas sur les moyens pour l’atteindre. On ne doit pas la confondre avec les coups tordus des malins de la politique qui ravissent les journalistes mais font déchoir cette activité parmi les plus nobles au rang d’un spectacle. Il y a toutefois un obstacle plus important qui s’oppose à la poursuite du Bien Commun parce qu’il rend les « responsables » politiques stupides et dangereux. C’est l’idéologie.

Ce poison de la pensée revient à substituer au Bien Commun comme but du pouvoir, la réalisation d’un projet défini par un système d’idées et de valeurs qu’il faut imposer à la réalité parfois rétive quel qu’en soit le prix. Dans les pays où l’idéologie a voulu s’imposer absolument, elle a conduit au totalitarisme, à la perte des libertés, au massacre des cioyens et finalement à l’effondrement plus ou moins brutal de la Nation que l’on avait entraînée dans ce chemin suicidaire. L’Allemagne nazie ou la Russie marxiste-léniniste en sont des exemples tragiques. La Chine a échappé à ce destin lorsque Deng Xiaoping a dit que la couleur du chatimportait peu du moment qu’il attrapait les souris. La France a connu en 1792 cette dérive totalitaire dont la gauche ne s’est jamais guérie. Depuis l’établissement de la République, et à de rares exceptions près, le Général de Gaulle étant la plus notable, notre vie politique est animée par une gauche idéologique, laïcarde et anticatholique d’abord, socialiste et marxiste ensuite, face à une « droite » complexée sur le plan des idées et plus à l’aise pour défendre les intérêts particuliers et sa soif de pouvoir.

La gauche idéologique qui pensait avoir gagné en 2012 est révulsée lorsque Valls susurre qu’un chat un peu libéral attrapera mieux la souris du chômage. Mais la guérison n’est pas complète car la maladie est solidement installée. Le réalisme économique est donc compensé par un surcroît idéologique dans le domaine « sociétal »pour sauvegarder la majorité. Puisque l’idée phare de la gauche, l’égalité, a du plomb dans l’aile en économie, puisque on ne peut faire que tous les riches deviennent pauvres sans ruiner définitivement le pays, on va brandir ce concept-clef dans d’autres combats. L’un des champs de bataille choisis est celui de la famille, l’autre celui de l’école. Dans les deux cas, se profilent trois aspects de la démarche qu’il faut souligner.

D’abord, on nie une réalité. En réduisant le congé parental de trois ans à dix-huit mois sous prétexte de rendre ce droit égal pour les hommes et les femmes, on efface la nature anthropologique du rapport entre la mère et son enfant différent de celui du père. Et on le fait alors même que la destruction de la famille et la multiplication des « familles monoparentales » soulignent l’affaissement du rôle paternel. De même, en interdisant le redoublement, on ne tient pas compte de la réalité des inégalités intellectuelles ou de maturation que tout enseignant constate chez les enfants. En second lieu, on oublie l’équité, qui est contrairement à l’égalité, le véritable critère de la justice sociale. Une société juste est celle qui permet à la mère comme au père d’assumer pleinement leurs rôles qui ne sont pas les mêmes. Ce n’est pas celle qui leur impose une égalité fallacieuse. Une société juste est celle qui permet à tout enfant de s’accomplir et de trouver sa place dans la communauté, en fonction de ses talents ou malgré ses handicaps, mais en sachant bien sûr que ces places ne seront pas égales. Toutefois, le caractère le plus scandaleux de cette démarche idéologique est son hypocrisie. Le noble souci de l’égalité masque en fait de petits expédients budgétaires. Sous le couvert d’une égalité homme-femme en matière de congé parental, on vise une économie de 300 à 400 Millions d’Euros due au fait que les hommes en feront moins usage. En s’attaquant au redoublement, auquel on pourrait bien sûr substituer d’autre formes d’accompagnement des difficultés scolaires, on souhaite avant tout réduire une dépense de 1,6 Milliard d’Euros. De petits calculs politiciens derrière la façade idéologique ! On peut difficilement s’éloigner davantage d’une politique fondée sur le Bien Commun.

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Famille, éducation : idéologie et calculs contre le Bien Commun ! Une tribune de Christian Vanneste
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L'Occident, une forteresse vide ? Une tribune de Christian Vanneste

Publié le 30 Septembre 2014 par RPF Nord Pas de Calais

Le politiquement correct est une idéologie totalitaire douce pour défendre une pensée qui s’écrit à la gomme. Le sentier est balisé. Le discours ambiant ne doit pas s’en écarter, mais le chemin est vide de toute pensée positive. Il n’existe que par les barrières qui empêchent de le quitter, par les interdits qui pourchassant les mauvaises pensées, et non par un système idéologique qui imposerait d’emprunter ses concepts et ses règles. C’est ainsi que l’actualité présente nous invite à nous méfier du mot « civilisation ». Il est exclu d’évoquer la lutte contre le prétendu « état islamique » comme un choc de civilisations. Tout au plus peut-on opposer LA civilisation à la barbarie. D’un côté, il y aurait l’immense majorité des humains avec leurs différences culturelles et de l’autre une poignée de fanatiques qui n’auraient pas lu le Coran. La civilisation, ce serait donc la quasi-totalité de l’humanité. Cette conception large justifierait amplement que les nations européennes, les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite forment une coalition contre le terrorisme prétendument islamique. Mais que défend cette coalition ? Les naïfs diront aussitôt : l’humanisme, le respect de l’autre, la tolérance, la liberté, la démocratie. C’est d’ailleurs au nom de ces valeurs que nos rejetons à la fois les djihadistes et leurs adversaires, les régimes autoritaires laïcs, leurs massacres au gaz, et leur implacable tyrannie.

Malheureusement, cette proclamation ne résiste pas à la critique. Le royaume wahabite, notre allié, qui règne sur les lieux saints de l’Islam n’est évidemment pas une démocratie. La liberté y est inconnue, la charia y est appliquée avec rigueur. Les décapitations publiques au sabre s’y font simplement davantage dans les formes. On cherchera en vain la dose supplémentaire d’humanisme présente à Ryad et absente à Damas. Il est possible depuis près de vingt siècles d’être pleinement chrétien en Syrie quand ça ne l’est pas aujourd’hui en Arabie saoudite. La différence est la même pour la condition féminine. Nous ne défendons pas une civilisation commune qui n’existe nullement. Nous mêmes serions bien en peine de peine de définir les valeurs de l’occident. Elles ne s’affirment plus, mais ne se définissent plus que par des négations. L’Europe est culturellement issue d’un mariage réussi entre la civilisation grecque et romaine d’une part, et le Christianisme d’autre part. On peut y déceler des traces celtiques ou germaniques, mais la religion, l’art, la politique et le droit ont une identité et une cohérence, que les Européens, et les Français en particulier, ont nié en refusant de se référer à leurs évidentes racines chrétiennes. Parce qu’il est interdit de blesser l’ »Autre » qui ne se gène nullement, il est interdit d’être soi.

Si l’on descend de l’étage de la réflexion philosophique pour en revenir à l’examen des intérêts réels en jeu, on comprend bien que les Etats peu démocratiques du Golfe, nos économies, et nos puissants groupes pétroliers soient dans le même camp. On devine aussi que la Russie, l’Iran et leurs alliés puissent avoir d’autres objectifs non seulement économiques, mais géopolitiques. Arabes sunnites et Perses Chiites s’affrontent. Les Turcs sont en embuscade dès qu’ils entendent parler de califat. Des rivalités se développent pour la possession des richesses du sous-sol, pour la maîtrise de la circulation des produits qui en sont issus, pour le contrôle des ressources en eau aussi. Les puissances occidentales ne sont pas désintéressées et se préoccupent de ces enjeux. Mais elles masquent cette réalité derrière cette idéologie creuse de la démocratie humaniste dont Obama est le talentueux spécialiste. Partout, pourtant, où les Occidentaux ont prétendu faire advenir la démocratie, ils ont créé l’anarchie, suscité le djihadisme ou conduit au maintien du régime autoritaire.

La plupart des protagonistes des conflits actuels ont à la fois des intérêts très concrets et aussi une idéologie qui les anime. Chez les uns, ce sera le nationalisme, plus ou moins teinté de religion. Le souvenir d’un passé glorieux ou tragique soutiendra l’espoir d’une restauration. Il y a une parenté entre le « Grand Israël », la Russie impériale de Poutine, le rêve néo-ottoman de la Turquie d’Erdogan, et le Chiisme perse qui porte les ambitions iraniennes. Chez les autres, la religion correspondra presque seule au ressourcement identitaire que les salafistes incarnent officiellement dans certains Etats et jusqu’à la caricature sanguinaire dans les rangs djihadistes. Il s’agit donc bien là d’un choc entre des civilisations concurrentes, et paradoxalement, le principal acteur, celui qui est encore le plus riche et le plus fort, militairement, se refuse à être ce qu’il est. Surtout, ne parlons pas de croisade. Surtout, prenons le temps de réunir quelques pays arabes sunnites, pour montrer que l’Islam est avec nous. Défendons nos intérêts économiques, contenons le réveil russe d’un côté et le terrorisme islamiste de l’autre, mais sans jamais préciser ce que nous défendons : une démocratie qui est une confiscation du pouvoir par une oligarchie ? Une égalité proclamée qui est démentie par des écarts totalement illégitimes entre les uns et les autres ? Une tolérance qui prend de plus en plus souvent le visage de la transgression ? Une liberté qui s’autocensure dans la pensée unique ? Une foule d’individus préoccupés de besoins matériels et de satisfactions immédiates et que n’anime plus une foi commune est-elle capable de se défendre ? Peut-elle empêcher qu’en son sein des dissidences ne se forment ? Peut-elle éviter que le vide spirituel ne soit comblé chez certains par de dangereux substituts ? Comme le disait Valéry, les civilisations sont mortelles, et elles sont d’autant plus proches de leur disparition qu’elles oublient ce qu’elles sont.

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 L'Occident, une forteresse vide ? Une tribune de Christian Vanneste
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Changement de propriétaire. Une tribune de Gérard Hardy

Publié le 24 Septembre 2014 par RPF Nord Pas de Calais

Selon l’adage populaire, l’habit ne fait pas le moine, de la même manière, une belle apparence n’est pas un gage de la qualité d’un produit. Nicolas Sarkozy, fort de relais médiatiques en mal de sensation aura bien sûr réussi son coup de marketing en monopolisant l’attention béate de la plupart de nos lamentables médias, captivés par le retour du messie umpiste.

Sarkozy la victime, accédera sans aucun doute à la présidence de son mouvement politique. A noter le caractère pour le moins anti-démocratique de la campagne interne, truquée par avance, comme on sait le faire à l’UMP, puisque toutes les candidatures n’auront pas été admises. J’en veux pour preuve celle de Philippe Herlin, jugée trop risquée par les instances du mouvement puisque l’individu avait eu l’ignoble audace d’évoquer des alliances locales avec le FN.

A n’en pas douter, la candidature d’Hervé Mariton restera marginale puisqu’il porte, lui, quelques valeurs, notamment au regard de la défense de la famille, et que pour gagner dans ce jeu de dupes, il ne faut surtout, avoir aucune idée forte, mais une séduisante image, aucun contenu, mais l’emballage du moment.

Au final, peut importe les annonces, tout étant joué par avance, ce qui sera intéressant, sera de savoir combien de temps la magie opérera, combien de temps tous resteront en admiration et quand quelqu’un qui n’aura plus rien à perdre annoncera que le roi est nu.

Car enfin, à quoi bon changer le nom de l’UMP, à quoi bon sortir du chapeau deux ou trois jeunes loups aux dents longues, à quoi bon repeindre la façade, s’il n’y a toujours rien à vendre. Peut-on par un changement d’enseigne faire oublier les scandales financiers, les querelles de familles, les mensonges et les trahisons, les échecs et les bilans affligeants, et surtout, la vacuité, non pas du discours que de belles plumes sauront rendre séduisant, mais la réalité de l’absence de résultat et volonté réelle de changer les choses ?

On nous repassera donc les plats dont nous avons déjà trop soupé, mais on ne remettra certainement pas en cause les raisons de nos crises, crise économique bien sûr, mais aussi crise de la représentativité de nos institutions et crise identitaire aigüe dans notre France défigurée.

Bref, rien à espérer d’un ravalement de façade sur une maison à la charpente vermoulue et aux fondations malsaines.

Gérard HARDY

Vice Président du Rassemblement Pour la France

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A armes inégales... Une tribune de Christian Vanneste

Publié le 24 Septembre 2014 par RPF Nord Pas de Calais

David contre Goliath, Alexandre contre l’Empire Perse… les Musulmans sortis de leurs déserts et battant coup sur coup l’Empire Byzantin et l’Empire perse des Sassanides. Il y a dans l’histoire des exemples de guerres asymétriques qui ont été gagnées par celui des belligérants qui était apparemment le plus faible. La situation présente offre un cas de confrontation asymétrique. En Syrie et en Irak s’est installé un prétendu « état islamique » appuyé sur quelques dizaines de milliers de fanatiques. Face à lui, théoriquement, la première puissance mondiale, soutenue par ses alliés occidentaux dotés d’armées modernes bien équipées, et de nombreux autres pays, européens, arabes sunnites, ou encore l’Iran chiite. En première ligne, il y a deux Etats, la Syrie et l’Irak dont les troupes semblent incapables de contenir la poussée islamiste, et la résistance la plus solide paraît se réduire aux Kurdes, ce peuple sans Etat, réparti sur quatre ou cinq pays, et qu’on arme en catastrophe. Lorsqu’on compare la rapidité de l’effondrement de la dictature de Saddam Hussein et de son armée à la faiblesse et à la lenteur de la riposte face à la montée de l’ »état islamique », on est saisi d’un doute. Pourquoi ?

Certes l’islamisme radical a allumé de nombreux foyers d’incendie dans le monde, en Afrique, au Nigéria, en Somalie, en Libye et dans le Sahel, par exemple. Le prosélytisme djihadiste recrute dans le monde entier des combattants, les aides financières sont considérables, mais le danger vient moins de la puissance de ce mouvement que de la faiblesse du camp opposé, essentiellement les démocraties occidentales. On peut cerner cinq causes principales.

La première est le rapport à la mort. Les fanatiques n’ont pas peur de la mort, ni de la leur qui est la porte du paradis, ni de celle de leurs ennemis qui est un acte de justice qui peut revêtir les formes les plus barbares pour satisfaire le commandement divin et terroriser les adversaires qui perdront ainsi tout courage, parce qu’ils craignent la mort et la souffrance. Des centaines de soldats loyalistes abattus, des otages décapités avec le sentiment du devoir accompli, d’un côté, et de l’autre, un pays entier suspendu à la vie d’un otage, enlevé en Algérie. Les armes sont inégales, mais en faveur du plus féroce et non du plus fort.

C’est bien sûr la médiatisation intense des événements qui accroît la fragilité psychologique de nos sociétés. La population va être bombardée d’informations qui vont augmenter la tension et qui seront avant tout porteuses d’émotion. On ne peut rester froid et insensible à l’idée de l’égorgement spectaculaire d’un innocent ou de l’attente cruelle pour lui-même comme pour ses proches d’un otage condamné. Certes la colère peut faire naître une volonté de réaction implacable, mais résistera-t-elle au temps ? Ne sera-t-elle pas minée par la compassion ou noyée dans le flot d’informations confuses voire contradictoires jusqu’au point de laisser place à une forme d’hébétude ?

L’information à jets continus ne laisse pas suffisamment place à la réflexion. Elle peut être ainsi superficielle et orientée. Par exemple, une « spécialiste » culturelle d’I-Télévision s’est aventurée hier sur le terrain du traitement des djihadistes de retour au « pays ». Manifestement, elle n’aimait pas la solution classique des Britanniques, avec interrogatoire approfondi et prison et préférait la pédagogie danoise, avec accueil spécialisé, accompagnement psychologique et réinsertion sociale. Elle apportait comme argument en faveur de sa préférence la réussite de cette méthode en… Arabie Saoudite. Il lui a manifestement échappé que réintégrer un Musulman fanatique dans un Etat wahabite où ses idées sont appliquées avec plus de formes, où l’on décapite au sabre et non pas au couteau de boucher, n’a pas grand chose à voir avec sa réadaptation à une société libérale avancée dont la plupart des idées sont pour lui méprisables au plus haut point. On en arrive donc à opposer une pensée unique, totalitaire à des opinions confuses et variables. Le choc risque évidemment de donner l’avantage aux premières.

En quatrième lieu, la « vérité » religieuse a l’éternité pour elle. Le temps joue doublement en défaveur des démocraties. Celles-ci sont dirigées par des élus suspendus à l’attente des sondages du jour, du journal télévisé du soir et des élections du lendemain. On a donc d’un côté une stratégie d’une totale clarté : prendre le maximum de terrain, tuer le plus possible de mécréants, utiliser sans vergogne tous les moyens, même les plus ignobles parce qu’ils seront sanctifiés par la fin, et de l’autre une stratégie soucieuse d’obtenir à court terme des résultats positifs auprès d’une opinion versatile. Il ne faut pas perdre les élections de mi-mandat en risquant de se contredire pour avoir engagé un soldat américain au sol. En revanche, revêtir l’armure du chef de guerre peut renverser la spirale infernale d’un rejet populaire fondé avant tout sur la politique économique et sociale.

Enfin, la solitude garantit l’unité. Les coalitions dispersent les efforts et les objectifs. Il est de plus en plus clair que l’ennemi principal des Etats-Unis est la Russie, et non l’ »état islamique ». Celui-ci est né grâce à l’action criminelle des Américains contre le régime syrien, le dernier allié de Moscou au Moyen-Orient. Il était difficile de s’opposer au prétendu califat de Mossoul sans s’allier de fait à Bachar Al-Assad. Obama a mis le temps, mais il a trouvé la parade. Les Américains vont intervenir en Syrie avec leurs alliés sunnites, les émirats pétroliers du Golfe, les commanditaires de la chute du régime de Damas. Quelques bavures du-dit régime plus ou moins vraies après, des bombardements vont viser non seulement les djihadistes mais aussi les alliés des Russes, pendant que des armes seront livrées aux « bons » rebelles.

De ce combat inégal entre le fanatisme et les démocraties, il faut souhaiter que le géant sorte vainqueur, mais cette victoire anormalement difficile aura montré non seulement les faiblesses mais aussi les vices du système qui est le nôtre.

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A armes inégales... Une tribune de Christian Vanneste
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Le Sarko-circus est reparti... Une tribune de Christian Vanneste

Publié le 21 Septembre 2014 par RPF Nord Pas de Calais

Le Sarko-Circus est reparti en tournée. Comme tous les artistes en fin de carrière, il prolonge son spectacle après une fausse sortie. L’ancien Président a d’abord lancé sa campagne publicitaire, puis donnera ses premières représentations. Il compte reprendre la gestion du chapiteau, le remettre à neuf, changer le nom de la firme. En somme, il parie que les Français n’auront rien appris et tout oublié, sauf qu’il a été un meilleur Président que Hollande. Comme dirait ce dernier, ce n’est pas difficile, ce n’est pas dur… A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. La comparaison enthousiasme les militants demeurés à l’UMP, est évidemment défavorable au locataire actuel de l’Elysée pour la majorité des électeurs de droite, et plonge dans le désarroi ou la fureur ceux de gauche qui sont conscients du désastre présent. A l’UMP on plébiscite le retour. A droite, on l’attend, mais près de deux Français sur trois ne le souhaitent nullement. De quoi et de qui la France a-t-elle besoin ? Avant tout, de lucidité et de courage ! Depuis quarante ans, à quelques exceptions limitées près, Barre ou Balladur, le pays a été conduit par des politiciens démagogues, accrochés au pouvoir et tremblant à l’idée de dire la vérité aux Français et de conduire les réformes qui s’imposaient. On attendait Thatcher et on a eu l’immobilisme chiraquien et l’agitation stérile de Sarkozy. Jamais la France n’aurait accepté Maggie ? Soit, alors notre pays enlisé dans sa social-démocratie paralysante sous la droite comme sous la gauche aurait pu procéder aux changements nécessaires, comme cela s’est fait dans les pays scandinaves qui partagent avec nous les records des dépenses publiques, ou comme Schröder l’a imposé à l’Allemagne pour son plus grand profit. Mais ni Chirac, ni Sarkozy ne l’ont osé, le premier ayant renoncé depuis Décembre 1986, le second ayant masqué par une habile gesticulation le fait que ses annonces ne seraient pas suivies d’effets, et pourraient même précéder des effets inverses aux annonces. Que penser par exemple du rapport entre la répression proclamée de la récidive et la loi pénitentiaire de 2009, avant tout destinée à éviter la surpopulation dans les prisons ? A propos de récidive, peut-on faire confiance d’ailleurs à un récidiviste ? Je ne fais pas allusion aux affaires, mais aux promesses. Comment croire celui qui à chaque fois qu’il remonte en scène affirme qu’il a changé ? Elu nettement à droite en 2007, il a aussitôt pratiqué l’ouverture à gauche, pour revenir très à droite lors de la campagne de 2012. Cette fois, il sera au centre, parce qu’à droite, Marine Le Pen est plus solidement établie, que la gauche a déçu, et que son concurrent le plus redoutable, Alain Juppé occupera cette place qu’il est urgent de ne pas lui abandonner. Un positionnement, une posture ! Pas le moindre début d’une conviction ! Une énergie exceptionnelle sans autre but que le pouvoir ! Dix ans de communication incessante dont on découvre jour après jour l’absence de résultats ! On devait en finir avec les grèves dans les transports… On devait en finir avec l’afflux des migrants clandestins à Calais… On devait relancer l’industrie, comme il l’avait affirmé à Douai… Et c’est dans le Nord qu’il vient donner son premier « show », là où l’UMP a fait élire député européen l’apparatchik Lavrilleux, lourdement impliqué dans l’affaire Bygmalion ! Comme d’habitude, la « droite » française attend son homme providentiel. Elle n’a toujours pas compris que les institutions entraînaient un choix décisif. Ou notre pays constitue une exception dans les grandes démocraties avec un « césarisme » impénitent que souligne notre « droite » en se donnant des étiquettes fabriquées avec un nom propre suivi d’un « isme », ou elle accepte la primauté des idées et des valeurs sur les hommes. Du bonapartisme au sarkozysme en passant par le boulangisme et le pétainisme, cela n’a fonctionné qu’une fois, avec le gaullisme, pour deux raisons, d’abord le rôle déterminant du Général dans la résurrection de la France malgré le désastre de 1940, et ensuite parce que de Gaulle n’était pas un militaire, mais avant tout un politique avec des idées qui justifient qu’on puisse se dire encore gaulliste aujourd’hui. Cette exception étant unique, la France doit accepter la réalité tout en affirmant sa spécificité. Cela implique à la fois que le futur Président de la République puisse susciter l’espoir et la confiance d’une majorité de Français, c’est-à-dire qu’il ne soit pas l’homme d’un parti, expert en manipulations politiciennes, mais un homme ou une femme solide capable d’exposer au peuple un projet qu’il aura ensuite la volonté de mettre en oeuvre. En cherchant à s’emparer d’un parti pour en repeindre la façade et surtout pour éviter qu’un autre ne l’occupe, le candidat Sarkozy ne correspond en rien à ce profil. La lecture de sa « tribune » m’a effaré ! Le déni, ce demi-frère du mensonge, y occupe la place principale. Il n’est pas une victime, dit-il, mais c’est pour développer longuement la persécution qu’il prétend subir. Toutefois, il ne veut pas se plaindre, ne veut pas de revanche, ne ressent nul désir, n’écoute que son devoir, veut en finir avec les coups tordus, et en appelle aux « principes sacrés » de la République… Un peu de psychologie nous invite devant tant d’insistance à nous méfier, à inverser le discours et à découvrir alors que ça colle infiniment mieux avec le personnage. L’accueil réservé des Français prouve qu’il ne sont pas dupes. La troupe des arrivistes piaffants qui suivent déjà le joueur de flûte sans même savoir ce qu’il veut pour le pays mais en espérant toutes sortes de récompenses pour eux-mêmes devrait inquiéter les militants de droite. Comment tant d’ambitions peuvent-elles se bousculer avec tellement peu de talents que l’on soit obligé de chercher des solutions dans un passé qui n’a guère fait ses preuves ?

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Le Sarko-circus est reparti... Une tribune de Christian Vanneste
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