Le blog du RPF Nord Pas de Calais

Site de la Fédération RPF Nord Pas de Calais et des Fédérations 59 et 62

La Gauche se dévoile...

Publié le 28 Août 2014 par RPF Nord Pas de Calais

La fronde aura agi comme un boomerang en mettant sur la touche les frondeurs. Cet épisode n’est pas anodin. Il est l’instrument d’une clarification plus importante qu’il n’y paraît. Dans le champ étroit de la pensée unique, les commentateurs vont justifier le resserrement de l’assise gouvernementale par le dévoilement des intentions véritables de François Hollande. Pendant deux ans, prisonnier de ses promesses électorales et de l’aile gauche de sa majorité, il n’aurait pas pu mettre en oeuvre la politique qu’il souhaitait. Désormais, il est libéré et peut révéler sa vraie nature de social-démocrate, comme il le dit lui-même. Mais comme l’orientation est à la diminution de la dépense publique et même des charges et des impôts, certains vont jusqu’à évoquer le libéralisme. Le Medef approuve. La Bourse salue. La clairvoyance devrait simplement rappeler l’ineptie du programme, les tâtonnements et les retards de la première moitié du mandat, la confusion des idées et les rendez-vous manqués qui ont sapé la confiance pourtant nécessaire à une bonne santé économique. La réalité, c’est que le centre-droit et le centre-gauche sont effectivement occupés par des jumeaux qui alternent au pouvoir en visant une politique assez semblable. A droite, on promettait de diminuer les impôts et la dépense publique. On les a finalement augmentés. A gauche, on affirmait la réhabilitation de la dépense publique et la nécessité des impôts pour la soutenir. Et la gauche est obligée aujourd’hui d’inverser le mouvement. En somme, à partir de discours opposés, les partis de gouvernement oscillent sur la bande étroite du possible en fonction de la conjoncture et dans la limite définie par les obligations européennes, les pressions des syndicats ou des groupements patronaux et les conseils de la caste technocratique. Avec retard, une politique de croissance par l’offre, favorisant la production, va rejoindre la route suivie par l’Allemagne ou par l’Espagne avec des résultats pour le moins inégaux et limités à l’échelle mondiale par la surévaluation de l’Euro et le vieillissement démographique. L’infléchissement de la politique sera corrigé par une petite dose redistributive avec des mesures fiscales en faveur des revenus modestes, oubliés sans vergogne ces deux dernières années. La réduction du socle industriel en limitera la portée. La part de l’industrie dans la valeur ajoutée s’est effondrée à 12%. Le nombre des ouvriers est en chute libre. La gauche et le PS, en particulier, ne s’appuient plus sur cette part de la population qui vote de plus en plus à droite. C’est la raison pour laquelle, la gauche peut adhérer à la pensée mondialiste, au discours dominant en Europe au sein de la Commission. La nomination de l’énarque-banquier Macron à Bercy à la place de Montebourg est un signe clair dans cette direction.

En revanche, il fallait une compensation qui marque sa différence d’avec le comparse de « droite » et définit un électorat vraiment ciblé par la gauche. Le maintien de Madame Taubira à la Justice et l’étonnante promotion de Najat Vallaud-Belkacem à l’Education Nationale sont les contrepoints de l’arrivée de Monsieur Macron. Puisque la gauche se convertit au réalisme économique, elle se rattrape en accentuant son gauchisme sociétal. Portefeuille à droite, idéologie à gauche, c’est la définition même du « bobo », le Parisien comme le Lyonnais qui ont continué à voter socialiste quand la colère montait au sein du prolétariat. Le coup est double. D’une part, cette provocation va révulser les conservateurs qui se sont mobilisés pour la défense de la famille traditionnelle et qui s’opposent au laxisme judiciaire. Ceux-ci vont s’extrémiser et ce n’est pas le salut de ce benêt de Chatel à la nouvelle occupante de la rue de Grenelle qui va les arrêter sur le chemin. D’autre part ce gage idéologique va ravir les bobos si présents dans le monde des médias et si utiles pour véhiculer les idées. C’est désormais la base, le coeur de cible du PS. Les frondeurs qui mélangent justice sociale et délire sociétal n’ont pas compris que le « mariage » des deux est impossible. Une action conforme à l’idéologie mondialiste et enveloppée dans un discours qui systématise l’inversion des valeurs, la promotion du bas et le nivellement du haut : telle est la ligne du gouvernement, un mélange d’hypocrisie et de provocation, l’égalité à la bouche, le privilège dans la poche. Avec un dosage différent, le centre-droit n’est pas loin. Comme dans un miroir, les côtés sont inversés. L’orientation économique est plus claire dans les intentions, mais se modère dans la mise en oeuvre. Un vernis conservateur subsiste pour garder la confiance des « cathos » électoralement indispensables, mais le poids des « élites » urbaines et du monde de la communication entraîne la prétendue « droite » dans une direction semblable à celle de la gauche « bobo ». La loi pénitentiaire de 2009, la promotion du Pacs, la « théorie scientifique » du Genre défendue par le même Chatel auraient dû alerter les conservateurs sur la réalité de l’ancienne majorité. La raideur des propos a toujours coïncidé avec la souplesse des actes et la faiblesse des résultats en matière d’immigration, de justice et de sécurité. La débâcle dans le débat sur l’identité était un aveu saisissant.

Ce canal étroit où gauche et droite tirent des bords face au vent contraire de l’Histoire s’appelle le déclin. Il serait salutaire pour la France de le quitter et de retrouver la liberté de la haute-mer.



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France, qu’as-tu fait de ta Victoire ?

Publié le 28 Août 2014 par RPF Nord Pas de Calais

« France, qu’as tu fait des promesses de ton Baptême ? ». Ainsi résume-t-on la question posée naguère par Jean-Paul II à notre pays. La fille aînée de l’Eglise, première communauté chrétienne d’Occident, bras séculier du Pape, fer de lance des croisades, foyer rayonnant des Missions, couvertes d’abbayes et de cathédrales, en est arrivée à une laïcité d’effacement et de reniement. Cachez cette croix ou cette crèche que je ne saurais voir. Gommez les valeurs chrétiennes de l’Europe. Montrez-vous aux ruptures du jeûne du Ramadan mais évitez d’aller à la Messe. L’identité est le péché laïc absolu.

Faute de célébrations religieuses, le sacré s’est replié sur les commémorations nationales, histoire de permettre au Président de diffuser quelques messages politiques, en douce, et sans se faire huer. Mais cette pluie quotidienne de cérémonies finit par saturer. A force de rappeler l’héroïsme et les sacrifices des combattants de 14-18 ou ceux des résistants et des libérateurs de la seconde guerre mondiale, on finit par mesurer le gouffre qui les sépare de la médiocrité d’aujourd’hui. La France en a connu des batailles de la Marne ! Bouvines, Denain, qui avaient contenu l’envahisseur pendant près d’un siècle ou davantage ! Depuis Valmy, c’est plus court. Pour les deux derniers conflits, une question vient même à l’esprit : « France, qu’as-tu fait des promesses de tes « victoires » ? » Pour la première guerre, autant il est facile de saluer le courage des « poilus », autant il est amer de se souvenir que le Million et demi de morts français a été rendu inutile à peine une vingtaine d’années plus tard, non pas tant en raison du nazisme que de l’irresponsabilité criminelle de ceux qui ont dirigé la France civile et militaire de Versailles à Munich, favorisé la naissance du monstre et s’être privés des moyens de l’arrêter.

La première guerre a été gagnée par la France qui en est sortie épuisée et saignée. Le soutien décisif des Russes au début, des Américains à la fin, l’appui des Britanniques pouvaient être placés au second rang. Pour la dernière guerre mondiale, c’est évidemment l’inverse. C’est la résistance des Britanniques d’abord et des Russes ensuite, c’est l’engagement massif et principal des Etats-Unis qui ont assuré la victoire. Le génie du Général de Gaulle a consisté à tirer la France du néant dans lequel elle avait sombré pour qu’elle soit néanmoins au premier rang des vainqueurs, et qu’elle reprenne apparemment sa place avec, par exemple, son siège permanent au Conseil de Sécurité de l’ONU. Lorsqu’on lit Marc Bloch ou Bernanos, et davantage encore les écrivains de la collaboration, pour prendre conscience de l’étendue de la catastrophe de 1940, on se dit qu’un tel redressement tenait du miracle. Malheureusement, une fois encore le capital sauvé ou restauré, a été dilapidé, et toujours en raison de la médiocrité de nos dirigeants. Contrairement à la formule ressassée sur la comparaison rassurante, c’est elle qui devient insupportable. Jusque dans les années 70, les 30 Glorieuses, son plein-emploi, son taux de croissance enviable, ont assuré à la France une image positive. En 1973, le Hudson Institute du futurologue Herman Kahn publiait « L’Envol de la France » qui prédisait que celle-ci doublerait l’Allemagne en 1985, et deviendrait la 3ème puissance économique derrière les USA et le Japon… La réalité s’est écartée quelque peu du pronostic… Le Président insiste sur la 5ème place d’un pays qui s’effondre, dont l’industrie a reculé plus que chez nos voisins, dont le commerce extérieur est déséquilibré gravement depuis une douzaine d’années, qui crève sous une dépense publique étouffante et des prélèvements obligatoires décourageants et qui connaît désormais un taux de chômage record lié à une absence de croissance. Un mauvais esprit serait enclin à penser que ce que l’Allemagne n’avait pu obtenir par la guerre, elle l’a conquis dans la paix, en réussissant sa réunification et en affichant des résultats économiques exemplaires, en Europe, qui lui confèrent une prééminence qui déborde visiblement sur le politique. Entre la coalition allemande qui donne le « la » à l’Europe, en lui imposant sa conception de la monnaie et de l’économie, et le gouvernement d’une gauche divisée, et idéologiquement archaïque, en France, la comparaison est humiliante. A ce niveau d’abaissement, la France n’est plus écoutée en Europe et ne parvient plus à se faire entendre dans le monde, dans les crises qui secouent l’Ukraine ou le Moyen-Orient. Il suffit de voir le champ de ruines qu’offre aujourd’hui le territoire de l’Union Pour la Méditerranée, cette idée que la France voulait opposer et imposer à l’Allemagne. L’exécutif désormais ne peut plus dépasser le cadre de la rue de Solférino. Le monde et même la France sont au-dessus de ses compétences.

Alors la question revient avec insistance. Deux guerres coloniales perdues, l’une militairement, l’autre politiquement, quand les Anglais ont su les éviter, les succès économiques effacés, l’Europe-levier pour la France devenue étouffoir où la compétitivité d’abord, l’identité ensuite sont en train de disparaître : le bilan est lourd ! « France, qu’as-tu fait de ta victoire ? » Comment peux-tu supporter encore les nains qui te dirigent ?

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Fête de la Rose mortelle ! Un Mort : le Sens de l’Etat ! Une tribune de Christian Vanneste

Publié le 25 Août 2014 par RPF Nord Pas de Calais

L’incartade montebourgeoise est évidemment plus grave qu’il ne l’avait crue lui-même. Un Ministre et non des moindres qui ne ferme pas sa gueule, qui ne démissionne pas, et qui demande seulement de changer la politique gouvernementale, une paille, mais dans l’esprit quelque peu narcissique de l’auteur seulement. Objectivement, l’édifice institutionnel de la Ve République, vient de se lézarder en direct au début d’une année politique et menace de s’effondrer alors que le pays affronte des difficultés beaucoup plus quotidiennes. Des modifications plus ou moins perceptibles l’avaient affaibli, la qualité défaillante du personnel politique est en passe de l’achever. L’intégration européenne continue sa marche de somnambule qui prive les gouvernants des pouvoirs que les électeurs ont cru leur confier. Le quinquennat a ôté au Président ce qui justifiait sa différence. Il était élu directement par le Peuple avec une durée supérieure à celle de l’Assemblée afin de disposer d’une légitimité pour incarner la Nation dans sa totalité, et non à travers un parti, et afin de viser l’intérêt supérieur du pays dans le long terme. Il n’est plus désormais qu’un chef de parti lié à une majorité dont il a besoin et qui lui doit tout. Plus subrepticement, on a permis aux Ministres de retrouver leur siège parlementaire en abandonnant leur portefeuille. Ce confort accordé aux carrières n’est pas un détail. Le parcours « professionnel » passe désormais avant le sens de l’Etat. La menace d’un échec électoral après démission en avait forcé plus d’un à la sagesse. Il reste un dernier coup de pioche à donner au bâtiment, la proportionnelle, afin d’en revenir au règne apparent des partis et à l’agitation des ambitieux amplifiée aujourd’hui par la saturation médiatique qu’ignorait l’époque de l’unique chaîne télévisée.

Cette situation inédite et cette évolution malheureuse ne sont pas une fatalité. Lorsque le Général de Gaulle, à la Libération, rencontra le dernier Président de la IIIe République, Albert Lebrun, il résuma leur entretien par ces mots terribles, bien dans sa manière : « Au fond, comme chef de l’Etat, deux choses lui avaient manqué : qu’il fût un chef et qu’il y eut un Etat ». La Ve République était conçue pour éviter ces deux écueils. La suprématie de l’exécutif sur le parlementaire assurait qu’il y eût un Etat. Le recours à des Ministres extérieurs aux partis, y compris le Premier, de Pompidou à Barre, et l’obligation constante de consulter le Peuple directement, par des élections ou des référendums, en mettant les partis sur la touche, visaient le même but : qu’il y eût des chefs toujours prêts à incarner leurs responsabilités et un Etat distinct du jeu politicien. Sans vraiment nous en apercevoir, nous sommes retombés dans le système des partis. Un Etat devenu obèse avec une dépense publique excessive a vu ses marges de manoeuvre se réduire, en haut par la technocratie européenne, en bas par la décentralisation, et sur les côtés par le grignotage du politique par le juridique entre avis du Conseil d’Etat, censure du Conseil Constitutionnel et indépendance ombrageuse de la Justice. Pendant ce temps, deux partis se sont partagés le pouvoir et ont rythmé l’alternance, le PS et le RPR-UDF devenu l’UMP. Comme toutes les grandes démocraties connaissaient une situation analogue, nous avons trouvé cette évolution normale. En fait, ces partis ont tué l’esprit même de nos institutions, le sens de l’Etat !

Les Britanniques qui offrent le modèle d’un système parlementaire bi-partisan ont toujours fait preuve d’un sens aigu de l’intérêt national qui les met à l’abri de ce risque. La France n’a pas du tout la même histoire et elle est retournée à ses détestables penchants gaulois. Aujourd’hui, l’Etat existe moins, mais il existe. En revanche, les deux formations qui occupent l’essentiel du pouvoir ont systématiquement promu un personnel politique totalement dénué du sens de l’Etat. La politique est devenue une profession, les politiciens font carrière. S’ils ont un plan pour celle-ci, l’accélération du rythme médiatique les détourne de la réflexion et de la vision à long terme. On en arrive à ce paysage actuel où plus personne n’est à sa place, ni ne sait ce qu’il conviendrait d’y faire. Le Chef de l’Etat n’est pas un chef. Il a perdu sa dignité sur un scooter, a toujours manqué de ce prestige nécessaire au commandement, et voit aujourd’hui son autorité bafouée par un Ministre qui n’hésite pas à l’apostropher vulgairement. Mais le Ministre lui-même qui va envoyer une « bonne bouteille » du redressement au Président est-il à sa place ? Mesure-t-on l’inconvenance d’un Ministre de l’Economie demandant de changer la politique dont il est responsable lors d’une fête champêtre et néanmoins partisane ? Sans passer par le Premier Ministre ? La légèreté d’un Ministre Français promettant de hausser le ton avec l’Allemagne, en oubliant le Président et son collègue des Affaires Etrangères ? Mais justement, cet homme n’est pas un Ministre, c’est seulement un de ces histrions du théâtre politique qui se voit déjà au sommet de l’affiche en 2017 et n’hésite pas à piétiner les institutions et l’intérêt supérieur du pays pour prendre ses marques, à déployer sa démagogie pour séduire le parti d’abord et les électeurs ensuite. Matignon va sans doute demander la sanction légitime de ce comportement. Monsieur Montebourg dans le pire des cas retrouvera son siège et pourra se mêler à l’agitation parlementaire que les députés « frondeurs » ne manqueront pas d’amplifier. La France, dans tout ça ? Mais, ils s’en fichent !

http://www.christianvanneste.fr/2014/08/25/fete-de-la-rose-mortelle-un-mort-le-sens-de-letat/

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Le bal des revenants... Une tribune de Christian Vanneste

Publié le 25 Août 2014 par RPF Nord Pas de Calais

L’Automne va bientôt arriver avec ses odeurs de feuilles mortes détrempées par les pluies. Pour l’instant, ça sent la rentrée, ça s’agite dans le microcosme politique. Il y a ceux qui reviennent de loin, comme Juppé, ceux qui sortent des bouquins comme Duflot, ceux qui font semblant de sortir comme Mélenchon, ceux qui sont des spécialistes des « sorties » verbales comme Montebourg… Mais toutes ces sorties sont des façons d’entrer en scène pour le spectacle de l’année politique, qui se déroule comme l’année scolaire et la saison théâtrale de Septembre à Juin, avec la Récréation ou l’entracte, comme on voudra, de la trêve des confiseurs. Ce petit monde cherche à attirer lumière, micros et caméras pour exhiber un nombrilisme associé à une médiocrité qu’on ne trouve nulle part ailleurs.

Depuis 1974, la France n’a plus voté un budget en équilibre. Depuis 1981, la gauche s’est évertuée à lui tirer des balles dans les pieds, avec toutes les armes possibles de l’économie, de l’immigration, de la famille, de la sécurité, et ce qu’on appelle la droite, qui elle-même n’aime pas être appelée ainsi, a tenu à confirmer son manque de courage et de volonté. Depuis 2002, notre commerce extérieur est en déficit. Bref, un pays miné par le chômage, en perte mortelle de compétitivité, rongé par une délinquance de plus en plus violente, et qui se flatte de perdre son identité, aligne des résultats exécrables qui en font l’Homme malade de l’Europe. Mais cela n’empêche nullement notre petit monde de venir faire son numéro d’avant-scène tellement persuadé qu’il éveille encore de l’intérêt. Il y a un grand absent, c’est le souci du Bien Commun ou de ce que le Général appelait l’intérêt supérieur de la Patrie. Non, chacun n’a qu’une idée en tête : son plan de carrière, remplacer le calife (tiens ?) ou au moins exister en face de lui.

Les procédés sont divers. Juppé joue la posture. Il fait des défauts de son âge et de sa psychologie des atouts indiscutables. Loin de l’agitation parisienne, le Maire de Bordeaux a quand même daigné quitter un peu le char municipal bordelais pour participer au sauvetage de l’UMP, et serait prêt à l’abandonner pour conduire celui de l’Etat. L’âge donne l’expérience et calme les ambitions. La froideur inspire davantage le sentiment de la sécurité que l’agitation, fût-elle parfois talentueuse. En face de Marine Le Pen, le candidat le plus à gauche de la « droite » sera le meilleur. Bayrou l’a bien compris qui se voit déjà à Matignon. Sarkozy slalomant entre les affaires, allant d’un concert de son épouse à une conférence, aura bien du mal malgré l’enthousiasme et la nostalgie des militants à convaincre les Français qu’il a une fois encore « changé ». La France aura été si loin dans l’incompétence et l’irresponsabilité des politiques, qu’un énarque apparemment sérieux, qui a été Premier Ministre, et a payé assez cher sa fidélité à Chirac, que le Maire d’une grande ville, élu et réélu y compris par des électeurs de gauche, pourra bien être l’homme qu’il lui faut. La dissolution, la plus belle boulette de notre histoire récente, est oubliée. Mais d’ici là, il y a le parti et ses primaires, aux antipodes d’une conception gaulliste de la Présidence de la République. L’alternance raisonnable entre deux partis offrant vraiment une alternative comme au Royaume-Uni a été manquée puisque la droite a toujours refusé d’être elle-même. Il faudra donc revenir malgré le quinquennat à une élection plus conforme à l’esprit de la Ve République. Les Français élisent une personne, non un parti.

Mais, justement, l’une des idées sorties pour la rentrée par les agitateurs, le gauchiste des catacombes Mélenchon et le révolutionnaire mondain Montebourg, c’est la nécessité d’une VIe République, comme si la France depuis qu’elle a coupé en deux son Roi n’avait pas collectionné les régimes et additionné les réformes constitutionnelles comme une vulgaire république bananière ! Les pays sérieux n’agissent pas de la sorte. Les Etats-Unis n’ont qu’une Constitution, amendée avec prudence, depuis l’Indépendance. Les Britanniques n’en ont pas, ce qui leur donne une grande souplesse, mais ils ont le même régime, adapté au temps avec empirisme, depuis la fin du XVIIe siècle. La France est confrontée à une situation catastrophique en raison de l’absence de compétence et de courage de sa caste politique, non parce que sa Constitution est mauvaise. Cette idée de VIe République est un leurre, un gadget, un alibi, bref un moyen d’échapper à ses responsabilités !

Dans cette concurrence médiatique des frivolités rivales, Mme Duflot emporte le pompon haut la main. Elle signe son retour sur la scène en parachevant son personnage. On commence par fonder son activité politique sur une escroquerie intellectuelle qui consiste à camoufler de vrais gauchistes en faux défenseurs de la Nature. On obtient ensuite des responsabilités qu’on n’a pas la compétence d’assumer. Il n’y a rien d’étonnant à ce qu’une géographe qui situe le Japon dans l’hémisphère Sud ait été comme le dit Valls le plus mauvais Ministre de l’équipe Ayrault, et que sa loi Alur soit une catastrophe pour la politique du Logement. Elle y ajoute avec beaucoup d’élégance un crachat vengeur dans la soupe. Lorsqu’un politicien privilégie à ce point sa place dans un parti et sa petite personne par rapport à l’honneur de servir la Nation, il a le mérite de montrer que notre problème tient moins à la Constitution qu’à la qualité de ceux qui nous dirigent.

Pendant ce temps, le Président a fait une sortie à Mayotte, un département avec 40% d’immigrés clandestins où on l’acclame. Le rêve !

http://www.christianvanneste.fr/2014/08/23/le-bal-des-revenants/

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En finir avec le terrorisme ! Une tribune de Christian Vanneste

Publié le 22 Août 2014 par RPF Nord Pas de Calais

L’assassinat barbare du journaliste américain James Foley a atteint l’objectif recherché. Son caractère atroce l’a placé à la une de l’actualité. Ses auteurs ont fait preuve d’un mélange de machiavélisme et de pathologie sanguinaire, monstrueux aux yeux de la plupart des humains et notamment des Occidentaux. Terroriser les adversaires, leur faire peur au point de les désarmer, c’est semble-t-il le résultat obtenu sur l’armée irakienne lors de la prise de Mossoul. Exercer un chantage sur les Américains ou les Européens pour les dissuader de s’engager davantage est un second but. Fasciner l’admiration morbide des djihadistes en herbe qui depuis les banlieues des pays riches entendent l’appel de l’aventure guerrière figure sans doute aussi dans les calculs de ces criminels. Mais ce dernier point nous amène à l’aspect délirant, pathologique du phénomène djihadiste. Quelle que soit sa réticence à faire vraiment la guerre, Obama, loin de baisser les armes, sera obligé d’engager les forces américaines dans une opération de destruction. Il n’y a pas de place pour l’EIIL au XXIe siècle est une formule explicite de sa part. On ne soigne pas un cancer à l’aspirine. La décapitation filmée d’un journaliste est un acte à ce point choquant qu’il lève les réserves et crée au contraire une obligation d’intervenir. Mais les Etats-Unis ne le feront pas seuls. Fabius a souligné le caractère particulièrement dangereux de ce groupe pour justifier une action collective. On retrouve là une unanimité semblable à celle de la première guerre du golfe après l’invasion du Koweit ou à celle qui a suivi le 11 Septembre. Cameron a déploré que le tueur soit sans doute un Britannique, ce qui est une autre manière de rendre urgente la riposte pour mettre fin à la séduction perverse du djihad sur les paumés de nos quartiers sensibles.

Dans notre monde médiatique où l’émotion règne sans partage, l’image d’un homme martyrisé et celle de ses parents, d’une dignité exemplaire, créent un choc, soulèvent la répulsion pour les auteurs, suscitent la compassion pour la victime et ses proches. Cela ne va pas durer, mais cela rend possible une intervention américaine directe dans le cadre d’une alliance assez large pour faire bouger les lignes des tensions actuelles. Fabius a évoqué l’Iran. On peut penser à l’Arabie Saoudite dont le Grand Mufti a condamné les agissements du prétendu Etat Islamique. Ce serait une clarification bienvenue. Ce n’est pas en Irak mais en Syrie que James Foley a été enlevé par des adversaires du régime Assad, l’ami de l’Iran, que les Américains voulaient abattre. Il serait temps pour eux de prendre conscience de leurs errements et de la situation tragique où leur soutien aux rebelles syriens les a conduits. Comme l’Irak en 2003, les Etats-Unis voulaient convertir la Syrie à la démocratie. Dans les deux cas, ils ont créé l’anarchie pour le plus grand malheur des populations et, comble de maladresse, ont permis l’implantation à cheval sur les deux pays dévastés d’un « califat »djihadiste sanguinaire, capable d’exporter le terrorisme dans le monde et qui leur est farouchement hostile. Le moment est venu pour eux de revoir la copie, et d’accepter avec humilité de reconnaître leur erreur. La Syrie a aidé les Etats-Unis lors des guerres du Golfe et dans leur lutte contre le terrorisme. Elle se bat contre Al Qaïda et son excroissance, l’EIIL qui occupe une partie de son territoire. Son principal allié est la Russie. Là encore, la sainte alliance contre le terrorisme permettrait peut-être de rapprocher les deux grands pays et de regarder d’un autre oeil la crise ukrainienne, en grande partie artificielle, et qu’un peu moins de raideur américaine aurait sans doute permis d’éviter.

Il ne faut pas laisser passer cette occasion d’un guerre juste, cette notion que les Etats-Unis avait compromise en envahissant l’Irak en 2003, sans aucune légitimité pour le faire. Le Pape lui-même a dit qu’il serait juste de stopper les agresseurs. On peut comprendre la modération du Saint-Père qui a déjà surpris en justifiant une guerre. Mais on doit souhaiter faire davantage que d’empêcher l’extension de l’espace abandonné à l’injustice et la violence. On doit reconquérir le terrain, rétablir le droit, la propriété, la liberté de culte et de croyance et châtier sévèrement ceux qui leur ont porté atteinte. Il ne doit pas s’agir d’arrêter l’EIIL, mais de l’anéantir. Militairement, la chose est facile pour une coalition. Politiquement, il faut que le nouveau gouvernement irakien associe Chiites et Sunnites, en redonnant notamment une place aux anciens membres du Baas. Leur éviction en 2003 a été une faute majeure.

Le Président Obama a pris soin de ne pas stigmatiser l’Islam. Il y a toujours entre les textes fondateurs d’une religion et les comportements de ceux qui s’en réclament des évolutions voire des contradictions. On peut souhaiter que les Musulmans d’aujourd’hui pratiquent leurs rites sans ostentation et obéissent aux commandements de manière raisonnable, comme le font les autres religions. Néanmoins, on ne doit pas méconnaître quelques réalités. D’abord, le Coran et les Evangiles n’ont pas du tout le même rapport à la violence. Les vies du Christ et du Prophète non plus. En second lieu, l’Islam soumet la politique et le droit à la religion et les confond. Le Christianisme les distingue. Cette différence explique le rapport de l’un et de l’autre à la démocratie. Le mirage du Printemps Arabe s’est dissipé en même temps que les illusions dont se berçait le Président américain à ce sujet. En troisième lieu, aux limites du monde musulman, du Nigéria à la Chine, des exactions, des attentats, des enlèvements, des traitements odieux à l’encontre des femmes sont commis en relation avec la religion. Un langage de vérité, un dialogue sincère mais ferme seront plus efficaces qu’un discours superficiel et convenu sur la tolérance.

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En finir avec le terrorisme ! Une tribune de Christian Vanneste
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Géopolitique fiction – une tribune de Gérard Hardy, Vice-Président du RPF

Publié le 20 Août 2014 par RPF Nord Pas de Calais

J’ai vu dernièrement une série dans laquelle les héros se retrouvaient dans un monde parallèle ressemblant trait pour trait au leur mais où les personnages sont interchangés.

Assoupi, m’est venue le songe d’une fiction géopolitique…

Nous sommes au début 2014, les jeux olympiques d’hiver battent leur plein … à Saint Paul dans le Minesota, suivis par des millions de téléspectateurs, pour le plus grand bonheur et la plus grande gloire du peuple américain. A une semaine de la clôture de cet incontournable événement sportif, le monde entier, collé à ses écrans, apprend la tenue d’importantes manifestations populaires sur l’avenue Paseo de la reforma, au cœur de Mexico.

Assez vite, les événements s’enchaînent, la foule attend des réformes, la rue gronde et la pauvreté crie sa colère aux portes du riche monde occidental. La révolte change de rythme, les forces de l’ordre interviennent et les médias de toute la planète s’emparent de la crise. Fort du soutien international, la foule finit par renverser le pouvoir en place pour installer un gouvernement populaire anticapitaliste.

On apprendra plus tard que cette révolution a été aidée par la Russie, que les premiers manifestants ont été payés par la Russie et que les premiers affrontements ont été prémédités afin de provoquer la réaction policière et la larme à l’œil du téléspectateur compatissant.

On apprendra plus tard que la réserve d’or mexicaine a été mise à l’abri à Moscou dans les premiers jours de la crise. Les Etats-Unis d’Amérique s’offusquent de cette manipulation, refusent la mise en place d’une alliance militaire hostile à leur porte, imaginent une intervention musclée pour remettre de l’ordre dans cette Amérique centrale décidément bien agitée. Le monde s’horrifie de cette idée, les médias condamnent par avance toute intervention. Les dirigeants de la pensée unique internationale évoquent la possibilité de sanctionner les Etats-Unis, suspects de tous les maux, et vont jusqu’à mettre sous surveillance les comptes d’Obama et de ses amis.

Fin du film, je me réveille et je réalise le pouvoir immense des médias aux ordres, moi qui naïvement croyais en l’esprit critique et la libre pensée. Les journalistes des années 70 étaient du mauvais côté, maoïstes et communistes par choix, mais au moins faisaient-ils des choix personnels. Ceux d’aujourd’hui ne sont ni plus ni moins que des simili-fonctionnaires aux ordres, relais insipides du discours officiel dicté loin des salles de rédaction. Qu’importent les mensonges pourvu qu’ils soient vendeurs. On inventera des preuves que tous sauront fausses mais il sera trop tard. Et puis, le peuple n’a pas de mémoire, on passera à autre chose. La manipulation se révèlera de la même ampleur que celle des armes de destruction massives de Saddam Hussein. Après nous le déluge…

Selon que vous serez puissant ou misérable, selon que vous aurez ou non les médias à votre botte, vous serez le mal absolu du moment ou le gentil gendarme du monde, militairement pré-positionné sur un bon tiers de la planète, autorisé depuis cinquante ans à fomenter des coups d’état aux quatre coins du globe pour le bien commun et le bonheur de l’humanité. Et si le grand méchant loup n’était pas un ours mais un aigle…

Gérard HARDY
Vice Président du R.P.F.

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Géopolitique fiction – une tribune de Gérard Hardy, Vice-Président du RPF
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Au secours ! La France se noie ! Une tribune de Christian Vanneste

Publié le 20 Août 2014 par RPF Nord Pas de Calais

Puisque le Président n’a plus que le sport pour lui apporter de bonnes nouvelles, empruntons le langage sportif pour lui dire qu’il est au tapis et qu’il ferait mieux de jeter l’éponge. Les Français sont 85% à ne plus faire confiance au pouvoir pour redresser la barre. A ce niveau, le seul choc salutaire serait le départ ! Malheureusement, une opposition divisée, engluée dans ses mesquines ambitions, sans projet sérieux ni bilan exemplaire, peut profiter de la comparaison, sans susciter l’enthousiasme d’un changement prometteur. Le chômage n’en finit pas de grimper. La croissance est en berne. Les tableaux économiques n’offrent qu’une collection de déficits. Notre paysage politique est le cimetière des promesses mortes et des espérances déçues. Un pays pour se relever a besoin d’un moteur d’ordre psychologique : la confiance, et la source en est tarie.

Si la situation n’était pas aussi triste, il y aurait des raisons de rire, car nos dirigeants ne se contentent pas d’être nuls, ils sont ridicules. Concentrés, déterminés, mobilisés, ils ne vont rien lâcher et poursuivre une politique qui ne donne aucun fruit et que les Français ne perçoivent même pas. Comment croire un Chef de Gouvernement qui, le regard inflexible, dit qu’il est « hors de question » de changer, alors même que les socialistes n’ont cessé de bouger en tous sens sans rien changer d’essentiel depuis dix ou quinze ans ? Critique systématique de la politique gouvernementale lorsqu’ils étaient dans l’opposition, suppression des mesures votées par la majorité précédente, mais alourdissement insensé d’une fiscalité déjà trop pesante, puis revirement devant l’étendue de dégâts, allègement des charges des entreprises, réduction de la dépense publique… Après une droite incapable de faire une politique de droite tout en s’en faisant accuser, on a une gauche obligée de renoncer à une politique de gauche tant celle-ci est suicidaire pour le pays et qui se trouve empêtrée dans un mélange de mesures contradictoires et insuffisantes. Le temps perdu par la France dans ce salmigondis politicien est terrible. La production industrielle s’est effondrée. Le commerce extérieur souligne le recul catastrophique de notre compétitivité. La consommation illusoirement maintenue par la redistribution et une monnaie surévaluée apparaît ici comme un placebo plus que comme un remède.

Alors, à défaut de faire monter la pression dans la chaudière économique, le gouvernement met la pression sur le patronat qui doit prendre ses responsabilités, et le patronat retourne la pression sur le pouvoir qui n’en fait pas assez. Comme toujours, dans notre cher pays, au lieu de mesures concrètes, on développe le débat conceptuel. Pas de pétrole, mais des idées. Le problème est que nos idées valent de moins en moins sur le marché et que le pétrole s’achète toujours avec des devises qui ne se mettent pas au fronton des mairies. On assiste donc à de doctes échanges sur l’offre et la demande. Le Medef est pour l’offre. Moins de charges, une main d’oeuvre renforcée par l’apprentissage, l’expansion des entreprises favorisée par le lissage des seuils, l’ouverture du dimanche pour développer la consommation, le bâtiment et la rénovation thermique pour accroître l’activité. Ces propositions suscitent immédiatement deux réactions. D’abord, l’impression d’un disque rayé, d’une musique déjà entendue et à laquelle on ne croit plus. L’apprentissage à l’allemande, les « gazelles » de Dutreil, l’ouverture dominicale, la prime au photovoltaïque, ces deux dernières mesures ne favorisant pas nécessairement les produits locaux et les deux autres heurtant l’idéologie de nos syndicats archaïques, ont peu de chances de voir le jour ou d’apporter des résultats perceptibles. De toute manière, la gauche de la gauche est vent debout contre : elle veut bien sûr une relance de la consommation, une politique de la demande, taxer davantage les ménages et les entreprises, augmenter la dépense publique sans se soucier des 3% ni de la dette puisque les taux d’intérêt sont bas, bref, distribuer une richesse qu’on ne produit plus mais qu’on va exporter en achetant les produits des autres.

Ce débat qui arrive avec vingt ans de retard appelle deux questions. Pourquoi un enseignement dont nous étions assez fiers, avec de grandes écoles, comme Sciences Po et l’ENA censées former notre élite politique, produit-il la droite, ce qu’on savait déjà, mais aussi la gauche les plus bêtes du monde, capables de gâcher tous les atouts d’un pays où Dieu serait heureux comme disent les Allemands… s’il n’était pas gouverné d’aussi pitoyable manière ? Comment espérer relever le pays sans un choc, un véritable séisme, qui nous libérerait de ces encombrants incapables ? La démission du Président ? La fin de la zone Euro ? On peut rêver : c’est la seule façon de refuser ce cauchemar très réel d’un pays qui s’enfonce dans le déclin et la médiocrité. Alors que nos nageurs vont briller et seront reçus sans doute à l’Elysée, c’est la France qui se noie !

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Au secours ! La France se noie ! Une tribune de Christian Vanneste
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Ukraine-Irak, ce qui s'appelle avoir tout faux

Publié le 19 Août 2014 par RPF Nord Pas de Calais

Deux évidences s’imposent aujourd’hui sur la scène internationale. La politique américaine est fondée sur la poursuite d’intérêts propres aux Etats-Unis et de plus en plus mal cachés par un discours moralisateur dont les conséquences incohérentes sur le terrain prouvent à chaque instant l’hypocrisie. L’Europe qui s’est dotée d’un représentant unique en la personne de Madame Ashton est inexistante. Elle suit les Etats-Unis jusqu’à se tirer une balle dans le pied dans ses échanges commerciaux avec la Russie.

La seule logique apparente de Washington est une hostilité continue à l’encontre de la Russie, comme si l’URSS existait toujours. C’est elle qui a été à l’oeuvre dans la tentative de renversement du régime du Président Assad en Syrie qui est le seul allié de Moscou en Méditerranée. L’aide apportée aux rebelles a conduit à une épouvantable guerre civile. Les islamistes ont pris le dessus au sein de la rébellion. Leurs exactions sont aux antipodes des valeurs que les Américains prétendent défendre. Le village yézidi de Kocho à la frontière syro-irakienne vient de subir un massacre. 70 personnes ont été assassinées, des hommes essentiellement tandis que les femmes auraient été enlevées. Par ailleurs l’EIIL responsable de ces crimes aurait également tué 700 membres d’une tribu syrienne. En voulant détruire le dernier allié du Kremlin, le Prix Nobel de la paix Obama a suscité l’implantation à cheval sur la Syrie et l’Irak d’une monstruosité politique, un califat salafiste qui ne retiendrait de l’Islam que ses aspects les plus repoussants, dans un retour en arrière absurde. La bizarrerie des alliances américaines dans cette région du monde, avec le soutien à Israël d’un côté, les liens puissants et continus avec les monarchies pétrolières et islamistes ainsi que la vieille amitié turque, de l’autre, suscite des doutes sur la cohérence peut-être, et sans doute sur la sincérité et l’honnêteté des intentions. D’une part, les guerres entre Arabes ou Musulmans donnent plus de liberté à Israël. D’autre part, les soutiens des monarchies aux mouvements islamistes, avec des rivalités entre les uns et les autres, les Frères Musulmans et les Salafistes, le Qatar et l’Arabie Saoudite voire la Turquie, protègent pour l’instant ces régimes d’un retour de boomerang, et permettent d’entrevoir une recomposition géographique qui serait satisfaisante pour certains intérêts politiques et économiques. Les Etats-Unis ont tendance à aimer les sécessions chez les autres. Ils l’ont prouvé en Europe, dans les Balkans en particulier.

Le Conseil de Sécurité a adopté le 15 Août une résolution appelant à sanctionner des personnes liées à »l’Etat islamique », et enjoignant aux Etats d’empêcher le financement ou le recrutement à destination du prétendu califat. On ne peut que s’étonner de la prise de conscience tardive du danger, alors que le monstre est de belle taille, riche et puissamment armé, et que des fanatiques, convertis ou non, ressortissants des démocraties occidentales le rejoignent. De même, la faiblesse de la réaction militaire occidentale, une guerre par procuration trop lentement menée pour apporter aux populations persécutées le secours indispensable est inquiétante pour ce qu’elle dissimule. Les sanctions contre la Russie et un certain nombre de responsables russes ont été plus rapides, même si, bien sûr elles n’émanaient pas de la même instance. L’Europe a eu le grand tort de s’y associer. Elle en subit les conséquences dans ses échanges avec la Russie. Il paraît évident que l’Europe avait tout intérêt à affirmer une plus grande neutralité afin de garder un rôle d’intercesseur entre Kiev et Moscou que sa proximité géographique et culturelle lui octroyait naturellement. L’Ouest de l’Ukraine n’était pas russe avant d’être soviétique. L’Est l’a été durant des siècles. Le tragique génocide par la faim que les Ukrainiens nomment « Holodomor » perpétré par Staline laisse des traces douloureuses dans la conscience collective. Il a sans doute aussi contribué à un remplacement de population. Devant cette situation délicate et compliquée, où la part affective, de ressentiment, de nostalgie, d’orgueil aussi, joue un grand rôle, l’Europe devait jouer finement… Elle a suivi le char lourd de l’Oncle Sam.

Le résultat est catastrophique. Faute d’avoir servi la paix en Ukraine, on risque désormais une guerre entre deux pays européens majeurs. Pour le coup les heures sombres sont vraiment de retour. Faute d’avoir empêché la guerre en Syrie et de ne pas l’avoir faite à temps en Irak, on a laissé se répandre les massacres et les souffrances des populations dans ces deux pays. L’agitation fébrile de nos dirigeants, leurs déplacements, leurs réunions, leurs discours creux ne sont à l’évidence pas à la hauteur des enjeux. La voix de la France a disparu. Mais pour se faire entendre, elle a besoin d’une indépendance à laquelle elle semble avoir renoncé.

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Enquête et débat : "Le Figaro se déshonore en crachant sa haine sur Christian Vanneste"

Publié le 16 Août 2014 par RPF Nord Pas de Calais

Une des seules personnalités politiques françaises authentiquement de droite, Christian Vanneste, ancien député du Nord, gaulliste, homme libre, vient de se faire traîner dans la boue par le Figaro, prétendument média orienté à droite. En titrant (…)

Jean ROBIN

http://www.enquete-debat.fr/archives/le-figaro-se-deshonore-en-crachant-sa-haine-sur-christian-vanneste-75126

Jean ROBIN, fondateur et patron d'Enquête et Débat

Jean ROBIN, fondateur et patron d'Enquête et Débat

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La Fin Salutaire de l’EURO.

Publié le 16 Août 2014 par RPF Nord Pas de Calais

Le dernier concept découvert par notre Président, qui a, paraît-il, enseigné l’économie, est « déflation ». Les prix baissent parce que la demande baisse, et la spirale est amorcée d’une récession fondée sur l’attente des consommateurs, la réduction des salaires et des emplois et le recul de la demande extérieure. En zone euro, le ralentissement est quasi-général. A l’extérieur, la surévaluation de la monnaie européenne et l’effritement de la compétitivité s’ajoutent à un ralentissement de plusieurs économies émergentes. Les deux solutions qui s’opposent paraissent aussi absurdes l’une que l’autre. La solution défendue à des degrés divers en France par les gauches repose sur une croissance fondée sur la demande plus que sur l’offre. A gauche toute, on voudrait s’exonérer des contraintes européennes en matière de déficits, poursuivre le matraquage fiscal et social des entreprises et des classes moyennes, et redonner du pouvoir d’achat aux petits revenus. Une telle solution achèverait notre outil de production et accentuerait le déséquilibre de nos échanges, avec en prime une augmentation de la dette. La gauche de gouvernement a raté son demi-tour à droite. Après s’être lourdement trompée pendant deux ans, elle a enfin accepté l’idée que la baisse des charges et donc des coûts de production était vitale. Ce revirement trop compliqué, trop faible et trop tardif a accentué l’incertitude des décideurs économiques, et n’a pas encore permis de rétablir des marges suffisantes pour investir. L’indispensable diminution de la dépense publique arrive également trop tard. La distinction entre le fonctionnement et l’investissement n’est pas suffisamment établie. Il faudrait accélérer le recul du premier, qui a souvent besoin de temps avec les départs en retraite et les non-remplacements. Le second moteur, l’investissement, manque de carburant. La tentative de Sarkozy lors de la crise n’a pas produit les effets escomptés en raison de la faiblesse et de la dispersion des moyens. Et là encore, il faut du temps qui nous fait cruellement défaut tant nous avons pris de retard.

La France stagne. Elle recule même puisque l’augmentation de la population devrait se traduire par une croissance mécanique. Elle en est à demander une fois de plus l’ajournement du retour aux 3% de déficit public par rapport au PIB, ce chiffre quelque peu artificiel qu’elle avait introduit au temps où elle prenait l’Allemagne par la main. Outre-Rhin, on n’est pas prêt à entendre l’appel. Berlin continue à imposer l’autre solution, celle d’un cercle vertueux qui assainit les comptes publics, réduit les déficits, améliore la compétitivité et permet aux Européens de prendre une part importante du marché mondial. Malgré le mauvais résultat du second trimestre, l’économie allemande reste vertueuse et exportatrice. Sa logique de l’offre est même confortée par l’amélioration de la situation espagnole après une terrible cure d’austérité qui laisse un quart de la population au chômage. Néanmoins, l’Europe et singulièrement l’Euroland, est désormais l’homme malade du monde. C’est un continent vieillissant qui marche au ralenti et se fait doubler ou distancer par ses concurrents. Sa richesse est en stock plus qu’en flux. Les revenus de distribution et d’assistance y entretiennent une aisance relative davantage que la production et les échanges. Toutefois, il y a quelques rescapés au premier rang desquels se situe le Royaume-Uni.

L’évidence saute alors aux yeux. Les seuls pays européens à échapper à la contagion sont ceux qui se sont protégés du virus de l’Euro, ce Mark bon marché qui est une monnaie trop chère pour les économies de la plupart des autres pays, notamment ceux qui ne se relançaient qu’en dévaluant comme la France ou l’Italie. On ne peut bâtir une monnaie que sur une économie convergente avec un gouvernement économique responsable et des systèmes de transfert compensatoire. La croissance a fait espérer cette convergence. La crise et l’absence de croissance ont douché cet espoir. Le canard sans tête européen continue donc sa course aveugle vers un abaissement du niveau de vie que l’Allemagne elle-même va connaître. Par ailleurs, l’Europe est totalement absente de la scène mondiale et subit la politique américaine à domicile. Faute de moyens et de volonté, elle réduit sa capacité de défense et croit trouver une solution à son déficit démographique dans un remplacement de population qui menace une identité et une tradition culturelle d’une prodigieuse richesse.

Il n’y a de politique que lorsqu’un projet est soutenu par une volonté. Il est temps de prendre conscience que le projet européen est mort, qu’il n’y aurait aucune personne, aucune institution pour incarner la volonté de le mettre en oeuvre s’il existait toujours. Il y a une machine, un automate chasseur d’inflation, qui s’appelle l’Euro, qui continue à fonctionner mécaniquement alors que la déflation est là. Sa valeur internationale donne l’illusion de la force quand elle accentue la faiblesse des zones périphériques dans un processus qui va atteindre le corps tout entier. Comme l’écrit François Heisbourg, ce n’est pas être anti-européen que de demander aujourd’hui le retour aux monnaies nationales. L’instrument monétaire est un outil indispensable du pouvoir politique. Il n’y a pas et il n’y aura pas de pouvoir politique européen à moyen terme. Il y a seulement des gouvernements impuissants parce qu’on leur a retiré leurs armes. On a voulu bâtir une Europe politique sur l’économie. L’échec économique risque de tuer définitivement l’Europe politique. Il faut pour repartir de l’avant redonner aux Etats la liberté nécessaire au redressement de leurs économies, en fonction de contextes qui se sont différenciés au lieu de se rapprocher.

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La Fin Salutaire de l’EURO.
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