Le blog du RPF Nord Pas de Calais

Site de la Fédération RPF Nord Pas de Calais et des Fédérations 59 et 62

Nouvelle chaîne Youtube du RPF : RPF Vidéos.

Publié le 2 Septembre 2014 par RPF Nord Pas de Calais

Découvrez la nouvelle chaîne « RPF Vidéos », qui se complète avec un nouveau Google + éponyme. Elle reprendra toutes les vidéos et tous les podcasts du RPF et de Christian VANNESTE.

Son # dédié sur les réseaux sociaux : facebook, twitter, google + et instragram sera : #RPFVoff

Lien de la chaîne en fin d'article / pièce jointe

 https://www.youtube.com/channel/UCiGfzmB2or3hRx691HZ3_6g

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Christian Vanneste était l'invité de Radio Courtoisie le 01/09/14

Publié le 2 Septembre 2014 par RPF Nord Pas de Calais

Retrouvez le podcast (celui de 2° partie) de l'émission « Le Libre Journal » de Radio Courtoisie animée par Henri de LESQUEN à laquelle était invité et participait Christian VANNESTE, Président du RPF et de la fédération Nord Pas de Calais.

Il a été invité à présenter son nouveau livre « Pour une France libérée » et à s'exprimer sur sa vision de la France, de l'UMP comme du FN.

Lien en fin d'article

http://www.radiocourtoisie.fr/21742/libre-journal-dhenry-de-lesquen-du-1er-septembre-2014-la-logique-economique-du-declin-des-empires-et-des-grandes-organisations-un-chat-ne-peut-pas-aboyer-nouveau-regard-sur-le-mal-francais/

http://www.radiocourtoisie.fr/21742/libre-journal-dhenry-de-lesquen-du-1er-septembre-2014-la-logique-economique-du-declin-des-empires-et-des-grandes-organisations-un-chat-ne-peut-pas-aboyer-nouveau-regard-sur-le-mal-francais/

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Christian Vanneste invité ce 01/09/14 de Radio Courtoisie !

Publié le 1 Septembre 2014 par RPF Nord Pas de Calais

Christian Vanneste Président du RPF et de la fédération Nord Pas de Calais sera l'invité de Radio Courtoisie à 19h30 pour nous parler de son nouveau livre « Pour une France libérée ».

Pour l'écouter en direct via internet, rendez-vous sur le lien en bas de l'article.

Christian Vanneste invité ce 01/09/14 de Radio Courtoisie !
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Valls, clone de Sarkozy ?

Publié le 1 Septembre 2014 par RPF Nord Pas de Calais

Valls a globalement réussi ce qui était pour lui la semaine de tous les dangers. En étant applaudi par une salle debout à la fin de l’université d’été du PS, il a franchi le dernier portique du slalom géant. Ce n’était pas gagné. Montebourg, c’est dans sa nature, à force de mépriser Hollande, avait ignoré Valls. Erreur fatale ! Ce dernier n’attendait que cela pour éliminer un gêneur qui se croyait incontournable en raison de son score aux primaires. Mais Montebourg a décidément tort de dédaigner le capital, qui s’épuise, si on ne le renouvelle pas. A peine la gauche du PS était-elle douchée par le renvoi sine die du fringant avocat bourguignon que Valls la prenait à rebrousse-poil devant le MEDEF, avec un « j’aime les entreprises » sacrilège. On s’attendait à l’explosion. Certes, les frondeurs ont fait un baroud d’honneur en se réunissant la veille de la venue du Premier Ministre et en déversant un flot de critiques sur le changement de cap, mais en sa présence, la tempête annoncée s’est réduite à une petite houle de sifflets couverts par les applaudissements.

La tactique a été habile : une qualité qui ne pouvait être prêtée à la gauche depuis longtemps ! D’abord, Valls assume son réalisme économique, son « blairisme » disent certains, en oubliant que Blair n’a pas fait entrer le Royaume-Uni dans l’Euroland. Simplement, il fait comprendre que la lutte des classes est finie depuis belle lurette, et que ce n’est pas en décourageant les entrepreneurs qu’on allait créer des emplois. Son « réalisme » n’a donc rien de génial. Il ne peut étonner qu’un pays habitué à ce que les socialistes viennent périodiquement le couler avec des idées stupides délaissées partout ailleurs depuis des décennies. Elles n’ont encore cours en France qu’en raison de l’idéologie dominante, notamment dans les médias, chez ces journalistes qui votent très majoritairement à gauche, et à cause de l’ignorance criminelle du microcosme politique à l’égard de l’économie et de l’entreprise. On ne devrait jamais confier une Ferrari à quelqu’un qui n’a fait que du vélo dans son jardin. Mais Valls a aussitôt compensé cette saillie par quatre manoeuvres d’équilibre. D’abord, si le gouvernement doit s’adapter à la réalité économique, il ne lâche rien sur les questions sociétales. La présence de Mme Taubira dans l’équipe ministérielle et à la réunion des frondeurs est une caution pour la gauche idéologique. C’est, en prime, un chiffon rouge pour la droite, ce qui fait toujours plaisir au public, se dit notre Catalan, amateurs de corridas. Rôle identique pour Najat Valaud-Belkacem. En second lieu, un pont trop loin avait été lancé sur les 35 heures par le nouveau Ministre de l’Economie, ancien banquier et néanmoins socialiste. Valls a clairement rappelé qu’il n’était pas question de toucher au tabou. En troisième lieu, il a affiché sa fidélité à François Hollande. Merveilleux moyen d’affirmer son sens de l’Etat et de la dignité politique. Merveilleux moyen aussi de devenir le vrai chef, le Richelieu, à la fin de la journée des dupes… Enfin et surtout, par la vigueur de son discours, il a fait sentir chez ces socialistes qu’il dit aimer, le parfum d’une victoire possible, une odeur qu’il commençaient à oublier. Les militants et même les élus se soucient moins des idées, de la qualité des hommes ou des programmes que de la perspective de gagner.

Tout ceci éveille des souvenirs. Un Ministre de l’Intérieur, ferme sur la sécurité, apte à faire croire au sérieux de son action dans ce domaine ? Un homme politique prêt à s’ouvrir à l’autre camp, à la gauche pour l’un, au MEDEF, pour l’autre ? Un Ministre qui fait lancer des brûlots par d’autres, pour les couler ensuite, l’utilisation de l’ADN, par exemple, pour vérifier les liens de parenté entre immigrés ou les 35 heures ? Un chef dont l’énergie oratoire réveille l’espoir des troupes ? Vous avez trouvé : Valls est le clone de Sarkozy, un Sarkozy de gauche. Et le Catalan comme le fils de Hongrois ont la même idée : déboulonner un Corrézien, que ça doit quand même agacer. Malheureusement, au-delà de la qualité du spectacle et du talent des acteurs, cette représentation en boucle est-elle salutaire pour le pays ? Quels sont les résultats concrets qui en découlent ? Sarkozy n’a pas été Thatcher. Valls n’est ni Blair, ni Schröder. Faute de réformes suffisantes et conduites à temps, la France n’a, malgré ses atouts, ni les résultats de l’Allemagne, ni ceux du Royaume-Uni. Il ne faut pas confondre l’action et la gesticulation.

Mots clés : #Valls #RoyaumeUni #Sarkozy #Blair #Thatcher #Schroder #ADN #Medef #Ministre #Intérieur #Hollande #socialistes #Najatvb #journalistes #corréziens #Montebourg #Gouvernement #Remaniement #Autorité #Sécurité

Valls, clone de Sarkozy ?
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Une Europe où la France pèse de moins en moins ! Une tribune de Christian Vanneste

Publié le 31 Août 2014 par RPF Nord Pas de Calais

L’Europe c’est du roman. En l’occurrence, « l’Homme Invisible ». Après l’inexistant rédacteur de « haïkus » Van Rompuy qui fut quelques mois Premier Ministre de Belgique, ce pays qui, lui aussi existe si peu qu’il peut de passer pendant longtemps de gouvernement, voici Donald Tusk qui devient donc Président du Conseil Européen. Certes, cet homme a une personnalité plus affirmée que son prédécesseur et a été sept ans Premier Ministre de Pologne, un pays qui, lui, existe vraiment quelques soient ses frontières, en raison de la forte identité de son peuple. Le contraire de la Belgique, en somme. Notons aussi que si la Belgique a souvent été dirigée par des sociaux-chrétiens, c’est l’un des pays qui a été le plus en pointe pour donner une traduction législative à la « culture de mort », bref pour détruire les racines chrétiennes de la société et soumettre le pays à l’individualisme libertaire. La Pologne, au contraire, voit s’affronter pour l’exercice du pouvoir la Plateforme Civique, majoritaire, d’où sont issus Tusk et le Président Komorowski, un parti libéral en économie et proeuropéen mais conservateur sur le plan sociétal, et Droit et Justice, clairement conservateur sur tous les plans. Heureux pays qui fidèle aux valeurs indispensables à toute société ne se divise que sur les questions économiques ! Là s’arrêtent les aspects positifs de cette nomination.

En revanche, selon une mauvaise habitude, l’Europe devient un instrument de recyclage des politiciens en difficulté. Le Président de la Commission sera l’ancien Premier Ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, battu aux élections, et qui succède à Barroso, lui même deux ans chef du gouvernement portugais lequel basculera à gauche moins d’un an après son départ. Tusk enlisé dans plusieurs scandales était pratiquement sûr de perdre les élections. Lui aussi est exfiltré à temps. Soyons honnête. Madame Ashton, cette dame que nous avons vue auprès des Chefs d’Etat et de gouvernement en nous demandant qui elle était et ce qu’elle y faisait, laissera la place à une jeune et sémillante socialiste italienne qui a le grand mérite de n’avoir pas eu le temps de faire grand chose, ouvrant ainsi tous les espoirs. Ses atouts sont considérables : elle est socialiste, et il en fallait un pour équilibrer les deux PPE. Elle est femme, et cette qualité l’emporte tellement sur la compétence que la composition de la Commission Juncker bute sur la nomination de son membre belge, lequel doit impérativement être une femme. Remarquons en passant que ce détail revêt pourtant de moins en moins d’importance dans la législation belge. Mais la Belgique est exportatrice, notamment de son humour, et elle ne doit pas être mécontente de nous refiler une part de son savoir-faire en foutoir politique et en patience dans la résolution des problèmes qu’il engendre.

Aucun Français dans ces nominations. On peut même y voir une relégation de notre pays. Il est clair que M. Tusk est proche de l’Allemagne et de Madame Merkel dont il parle la langue. La tension permanente entre la Pologne et la Russie a jeté la première dans les bras des Etats-Unis et l’a éloignée de la volonté française d’assumer naguère une identité européenne en politique internationale. Cela laisse des traces même si la France s’est, elle-aussi, alignée. Il est piquant de constater que le seul fait marquant de la courte carrière de Madame Federica Mogherini comme Ministre des Affaires Etrangères italienne aura été sa rencontre avec Vladimir Poutine. Les relations commerciales entre la Russie et l’Italie sont importantes et essentielles pour la seconde, notamment en matière énergétique. Il est donc probable que les approches du Polonais et de l’Italienne sur le dossier ukrainien ne seront pas semblables. Il est aussi intéressant de noter que le Président Tusk vient d’un pays qui n’a pas adopté l’Euro et qui doit s’en réjouir puisque ses résultats économiques sont bons : pas de récession en 2008-2010 et une croissance flamboyante un peu ralentie à partir de 2012. Le beurre, la zone de prospérité allemande, l’argent du beurre, une monnaie à soi, et le sourire de Madame Merkel ! Que demander de plus ? Peut-être aux cigales du sud de l’Euroland d’être plus sérieuses ? Ben voyons !

Au fond, ces nominations n’ont aucune importance. Ces postes sont des gadgets pour faire croire que l’Europe existe et continue d’avancer. A y regarder de près, elle marche à la manière d’un somnambule et lorsqu’on cherche à percevoir son visage, on croit y reconnaître quelques traits de l’oncle Sam ! L’Europe, avec sa démographie suicidaire, son économie anémiée, sa monnaie trop forte, n’existe pas dans le monde, sinon comme coffre-fort. Elle n’existe pas militairement. C’est l’OTAN qui existe. Elle n’existe pas politiquement. C’est chacun des grands pays qui la composent qui existe encore un peu. L’Europe, c’est l’homme invisible, auquel on vient de donner des visages de cire.

Mots clés : #Europe #Ministre #Belgique #Haikus #Gouvernement #Tusk #Pologne #Juncker #Barroso #Ashton #PPE #USA #Merkel #Poutine #OTAN #Vanneste #RPF #RPFJ #RPF59 #RPF62 #RPFNPC

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Duflot ? Mais, qu'on la mette au vert ! Une tribune de Christian Vanneste

Publié le 30 Août 2014 par RPF Nord Pas de Calais

La pastèque est bien rouge à l’intérieur. Son souhait, incongru pour un ministre, d’être à la manifestation de Nantes qui a tourné à l’émeute, l’a souligné. C’est ce qu’avait déjà confirmé le Projet de Loi Duflot sur les loyers dans 26 agglomérations. Dans un monde où l’autonomie des personnes, leur capacité de s’informer et d’être responsables s’accroissent sans cesse, où les pays les plus performants sont ceux qui ont fait le plus confiance à la liberté de choix des producteurs et et des consommateurs, le gauchisme repeint en vert exsude en permanence sa haine de la liberté, sa volonté d’imposer ses dogmes, ses manières de vivre et de penser. La présence des verts n’atténue pas mais renforce les tendances marxisantes résiduelles dans le socialisme français. La mince couche d’écologie dogmatique masque la réalité en la rendant sympathique aux yeux des gogos et permet à des extrémistes déguisés de participer au pouvoir malgré leur absence de représentativité. Dans la plus pure tradition soviétique, la loi Duflot, dite ALUR, pour Accès au Logement et à un Urbanisme Rénové, a affirmé sa préférence idéologique et son refus borné de la réalité. Il est à craindre que le réel ne rappelle son existence lorsque l’offre locative se sera réduite comme une peau de chagrin, que les travaux de construction, d’amélioration et d’entretien auront été ajournés par des propriétaires découragés. Les derniers chiffres sont inquiétants : entre Novembre 2013 et Janvier 2014, les mises en chantier ont reculé de 9,2 % et les permis de construire se sont effondrés de 18%.

Première mesure, soviétique : l’encadrement des loyers qui nie l’existence du marché. Cette limitation de la liberté des propriétaires bailleurs est doublement stupide. Elle décourage les investisseurs, les épargnants qui cherchent à diversifier leurs revenus et qui vont se tourner vers d’autres sources que l’immobilier en France. Elle pose un problème juridique car elle crée une inégalité, comme d’habitude d’origine idéologique entre propriétaires et locataires. Vous avez travaillé, vous avez économisé, vous avez investi pour maintenir votre niveau de vie à la retraite par un complément issu de loyers. Vous devez évidemment être puni de cette aisance et de cette prévoyance. L’opposition a déposé un recours devant le Conseil Constitutionnel pour faire annuler une disposition législative qui porte atteinte au principe de propriété, à celui de l’égalité devant la loi et bien sûr à la liberté. La référence à un salaire médian risque d’ailleurs d’avoir un effet doublement pervers. Elle permettra aux locataires payant des loyers élevés de demander leur diminution. Cela découragera les propriétaires ayant consenti les investissements les plus importants et favorisera les locataires les plus aisés. En revanche, il sera possible aux propriétaires d’augmenter les loyers les plus modestes.

Deuxième mesure, démagogique : la garantie universelle de loyers. Elle aurait dû rassurer les propriétaires, mais elle les a scandalisés. Pour être bien sûr que les cigales qui votent socialiste ou écolo et n’ont pas à la fin du mois de quoi payer le propriétaire puissent continuer sans que le bailleur se fâche, on allait mutualiser par une taxe de plus le débit des mauvais payeurs sur l’ensemble des loyers, donc sur les revenus des propriétaires et les dépenses des locataires bons payeurs. Ainsi, la victime potentielle du locataire indélicat, au lieu d’être volé une bonne fois, le sera en permanence et en solidarité avec tous les autres. C’était mutualiser et déresponsabiliser à la fois : une mesure typiquement socialiste !

Troisième mesure, bureaucratique : le contrôle accentué des syndics et des professionnels de l’immobilier afin de décourager une profession par des contraintes paralysantes. La transparence et le plafonnement sont de ces bonnes intentions qui pavent l’enfer. Ils accentuent en fait la méfiance et la surveillance, réduisent l’intérêt de l’engagement dans des activités privées en même temps qu’ils augmentent le besoin de fonctionnaires chargés de l’encadrement, de la vérification du respect des inévitables seuils d’application, par exemple.

La situation catastrophique de la majorité en place, la levée des mécontentements capables parfois de devenir des soulèvements de colère, le réalisme électoral ont conduit les parlementaires à élaguer la loi. La garantie ne sera plus obligatoire. Le bailleur pourra lui préférer la bonne vieille caution. Elle sera financée par l’Etat qui devrait pourtant davantage réaliser des économies plutôt que de créer de nouvelles dépenses. L’encadrement, le contrôle, la multiplication des recours et des contentieux liés au montant des loyers et à leur garantie vont évidemment renforcer le monstre administratif. La garantie d’un loyer de référence durant 18 mois en cas d’impayés va augmenter leur nombre mais va aussi rebuter les propriétaires peu enclins à parcourir le dédale des procédures.

En définitive, cette loi porte les stigmates de notre système politique inopérant : un texte déjà trop lourd et que les parlementaires ont encore enrichi, de 80 à 120 articles, viendra grossir une montagne législative et réglementaire qui étouffe les libertés, épuise les énergies et inhibe les entreprises. Elle ne contribuera en rien à réduire les déséquilibres entre l’offre et la demande de logements, ni sur le plan régional, ni là où l’offre demeurera insuffisante dans les secteurs tendus. Le déséquilibre régional ne peut être résolu que par une politique d’aménagement du territoire qui devrait être l’une des politiques prioritaires de l’Etat. L’accroissement de l’offre ne peut venir que de la libération du foncier et de l’incitation à l’investissement immobilier. Dans ce domaine comme ailleurs, la liberté responsable doit être le facteur décisif. Le socialisme rose ou vert ne peut qu’accroître les difficultés.

Mots clés : #Aménagement #Territoire #Bailleurs #Duflot #encadrementloyers #encadrement #loyers #GUL #garantieuniverselledesloyers #liberté #responsabilité #logement #offre #demande #pastèques (écologauchistes) #propriétaires #locataires #socialisme #syndics

Duflot ? Mais, qu'on la mette au vert ! Une tribune de Christian Vanneste
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La France n'est pas un comparse. Une tribune de Christian Vanneste

Publié le 30 Août 2014 par RPF Nord Pas de Calais

Le Président de la République Française n’est plus que l’ombre du Président des Etats-Unis qui n’est plus que l’ombre du personnage fabriqué par les médias, il y a sept ans. Pendant que les islamistes pataugent dans le sang, celui des Chrétiens, celui des Kurdes, celui des Chiites, celui des Yézidis, ou encore celui des soldats syriens de l’armée d’un Etat qui siège aux Nations Unies, ou enfin celui d’un journaliste américain, Monsieur Obama étudie des options, envoie quelques drones, mais ne fait pas la guerre aux extrémistes sunnites, les cousins dévoyés des riches alliés du Golfe. Bien sûr la temporisation se veut morale : on ne choisit pas entre deux barbaries, celle du dictateur syrien et celle du calife de Mossoul. L’écho s’est immédiatement propagé à Paris où Hollande a répété servilement la leçon. Mais si on flaire de près la démarche, un fort relent de pétrole s’en dégage. Les racines du mal se trouvent en Afghanistan lorsque les Américains ont intelligemment utilisé les fanatiques de l’Islam financés par les Saoudiens, aidés par le Pakistan pour vaincre les Soviétiques. Ils ont réussi, mais comme d’habitude, une fois l’objectif atteint, ils sont passés à autre chose, ont laissé s’installer la guerre, les Talibans, Al-Qaïda et ont été tout surpris un certain 11 Septembre 2001. Les alliés étaient devenus des « aliens ». Cela ne les a nullement empêchés de récidiver en Irak, avec la suite civile calamiteuse donnée à la victoire militaire et le départ prématuré des troupes américaines décidé par Obama. Alors, pas de leçon de morale : les alliances avec le diable, les Etats-Unis connaissent. Leur problème n’est pas moral, il est compliqué. Il ne faut surtout pas ébranler les monarchies islamiques et néanmoins pétrolières en poussant les extrémistes vaincus en Irak et en Syrie à mettre le feu au coeur de la terre d’Islam. Les répercussions énergétiques et financières seraient trop graves. Les mamours de Hollande à l’Islam modéré et les discours belliqueux envers Assad ne sont pas étrangers non plus aux relations fructueuses que notre pays entretient avec le Golfe et ses riches Etats , qui sont, comme chacun sait, des modèles de démocratie et des sanctuaires pour les Droits de l’Homme. Il ne faut pas confondre la barbarie syrienne ou les assassinats sanglants de « l’Etat islamique » avec la tradition éminemment respectable des décapitations au sabre dans le Royaume wahabite.

Donc les Belles-Ames qui ont les mains pures parce qu’elles n’ont pas de main, qui répugnent à combattre le mal en s’alliant avec le mal, c’est ici un bobard colossal. Simplement, le réalisme politique a descendu deux étages. Au lieu de s’affirmer comme tel, il se fait hypocrite. Sarkozy avait usé du même procédé lorsqu’il avait liquidé Kadhafi, si généreusement accueilli à Paris quelques années plus tôt. Il a engagé la France, apparemment pour soutenir l’arrivée d’un printemps arabe, démocrate et modéré, et avec pour résultat de créer, en fait, l’infâme chienlit qui règne dans ce pays où des barbares en affrontent d’autres quand ils ne vont pas porter le fer dans le Sahel voisin. Mais le Qatar était content, et c’était l’essentiel. La politique est donc toujours machiavélique plus que morale. Toutefois, ses buts se situent davantage dans l’horizon économique des intérêts les plus sordides que dans celui de la stratégie mondiale.

Or la France a de longtemps adopté cette politique réaliste des alliances à revers. Elle l’a fait quand c’était vital pour elle et pas seulement pour défendre quelques intérêts. La fille aînée de l’Eglise n’a pas hésité à s’allier avec le Grand Turc, sous François Ier ou Louis XIV contre l’Empire catholique. La IIIe République a noué une entente avec le Tsar de toutes les Russies contre l’Allemagne. Le Tsar en question était Alexandre III un autocrate créateur de l’Okhrana, une police politique essentielle à ce régime particulièrement réactionnaire. On le sait, c’est cette alliance, dont le plus beau pont de Paris témoigne encore, qui a permis la Marne en forçant les Allemands à se battre sur les deux fronts. Lorsque avant Munich, les Français n’ont pas choisi Staline contre Hitler pour des raisons idéologiques, ils ont fait une énorme bourde, réparée trop tard par les alliés en 1941. Aujourd’hui, la France devrait faire entendre sa propre musique. Il est prioritaire que la paix et l’ordre soient rétablis en Syrie et en Irak. L’exemple libyen montre que le plus court chemin est celui de la consolidation du pouvoir en place. L’ennemi absolu est celui qui installe un foyer cancéreux du djihadisme avec des métastases au coeur de nos cités. Le laisser grandir, c’est oublier qu’un jour, plus proche qu’on ne pense, il pourra s’attaquer aux monarchies, et que le lendemain il propagera la prédication et le terrorisme chez nous. Ce changement d’orientation suppose aussi la volonté d’entretenir des relations plus ouvertes avec l’Iran et la Russie, qui ne menacent en rien notre pays. Si la France avait ce courage, elle pourrait jouer un rôle décisif en Ukraine et au Moyen-Orient plutôt que de mêler ses timides aboiements à ceux de la meute américaine. La France retrouverait sa vraie place qui n’est pas celle d’un comparse comme elle l’était du Royaume-Uni à Munich. L’ordre du monde y gagnerait et il s’agit là de politique plus que d’intérêts économiques. Enfin, la morale elle-même y trouverait son compte, car la passivité des Occidentaux devant les horreurs commises par « l’Etat islamique », est le véritable scandale.

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La Gauche se dévoile...

Publié le 28 Août 2014 par RPF Nord Pas de Calais

La fronde aura agi comme un boomerang en mettant sur la touche les frondeurs. Cet épisode n’est pas anodin. Il est l’instrument d’une clarification plus importante qu’il n’y paraît. Dans le champ étroit de la pensée unique, les commentateurs vont justifier le resserrement de l’assise gouvernementale par le dévoilement des intentions véritables de François Hollande. Pendant deux ans, prisonnier de ses promesses électorales et de l’aile gauche de sa majorité, il n’aurait pas pu mettre en oeuvre la politique qu’il souhaitait. Désormais, il est libéré et peut révéler sa vraie nature de social-démocrate, comme il le dit lui-même. Mais comme l’orientation est à la diminution de la dépense publique et même des charges et des impôts, certains vont jusqu’à évoquer le libéralisme. Le Medef approuve. La Bourse salue. La clairvoyance devrait simplement rappeler l’ineptie du programme, les tâtonnements et les retards de la première moitié du mandat, la confusion des idées et les rendez-vous manqués qui ont sapé la confiance pourtant nécessaire à une bonne santé économique. La réalité, c’est que le centre-droit et le centre-gauche sont effectivement occupés par des jumeaux qui alternent au pouvoir en visant une politique assez semblable. A droite, on promettait de diminuer les impôts et la dépense publique. On les a finalement augmentés. A gauche, on affirmait la réhabilitation de la dépense publique et la nécessité des impôts pour la soutenir. Et la gauche est obligée aujourd’hui d’inverser le mouvement. En somme, à partir de discours opposés, les partis de gouvernement oscillent sur la bande étroite du possible en fonction de la conjoncture et dans la limite définie par les obligations européennes, les pressions des syndicats ou des groupements patronaux et les conseils de la caste technocratique. Avec retard, une politique de croissance par l’offre, favorisant la production, va rejoindre la route suivie par l’Allemagne ou par l’Espagne avec des résultats pour le moins inégaux et limités à l’échelle mondiale par la surévaluation de l’Euro et le vieillissement démographique. L’infléchissement de la politique sera corrigé par une petite dose redistributive avec des mesures fiscales en faveur des revenus modestes, oubliés sans vergogne ces deux dernières années. La réduction du socle industriel en limitera la portée. La part de l’industrie dans la valeur ajoutée s’est effondrée à 12%. Le nombre des ouvriers est en chute libre. La gauche et le PS, en particulier, ne s’appuient plus sur cette part de la population qui vote de plus en plus à droite. C’est la raison pour laquelle, la gauche peut adhérer à la pensée mondialiste, au discours dominant en Europe au sein de la Commission. La nomination de l’énarque-banquier Macron à Bercy à la place de Montebourg est un signe clair dans cette direction.

En revanche, il fallait une compensation qui marque sa différence d’avec le comparse de « droite » et définit un électorat vraiment ciblé par la gauche. Le maintien de Madame Taubira à la Justice et l’étonnante promotion de Najat Vallaud-Belkacem à l’Education Nationale sont les contrepoints de l’arrivée de Monsieur Macron. Puisque la gauche se convertit au réalisme économique, elle se rattrape en accentuant son gauchisme sociétal. Portefeuille à droite, idéologie à gauche, c’est la définition même du « bobo », le Parisien comme le Lyonnais qui ont continué à voter socialiste quand la colère montait au sein du prolétariat. Le coup est double. D’une part, cette provocation va révulser les conservateurs qui se sont mobilisés pour la défense de la famille traditionnelle et qui s’opposent au laxisme judiciaire. Ceux-ci vont s’extrémiser et ce n’est pas le salut de ce benêt de Chatel à la nouvelle occupante de la rue de Grenelle qui va les arrêter sur le chemin. D’autre part ce gage idéologique va ravir les bobos si présents dans le monde des médias et si utiles pour véhiculer les idées. C’est désormais la base, le coeur de cible du PS. Les frondeurs qui mélangent justice sociale et délire sociétal n’ont pas compris que le « mariage » des deux est impossible. Une action conforme à l’idéologie mondialiste et enveloppée dans un discours qui systématise l’inversion des valeurs, la promotion du bas et le nivellement du haut : telle est la ligne du gouvernement, un mélange d’hypocrisie et de provocation, l’égalité à la bouche, le privilège dans la poche. Avec un dosage différent, le centre-droit n’est pas loin. Comme dans un miroir, les côtés sont inversés. L’orientation économique est plus claire dans les intentions, mais se modère dans la mise en oeuvre. Un vernis conservateur subsiste pour garder la confiance des « cathos » électoralement indispensables, mais le poids des « élites » urbaines et du monde de la communication entraîne la prétendue « droite » dans une direction semblable à celle de la gauche « bobo ». La loi pénitentiaire de 2009, la promotion du Pacs, la « théorie scientifique » du Genre défendue par le même Chatel auraient dû alerter les conservateurs sur la réalité de l’ancienne majorité. La raideur des propos a toujours coïncidé avec la souplesse des actes et la faiblesse des résultats en matière d’immigration, de justice et de sécurité. La débâcle dans le débat sur l’identité était un aveu saisissant.

Ce canal étroit où gauche et droite tirent des bords face au vent contraire de l’Histoire s’appelle le déclin. Il serait salutaire pour la France de le quitter et de retrouver la liberté de la haute-mer.



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France, qu’as-tu fait de ta Victoire ?

Publié le 28 Août 2014 par RPF Nord Pas de Calais

« France, qu’as tu fait des promesses de ton Baptême ? ». Ainsi résume-t-on la question posée naguère par Jean-Paul II à notre pays. La fille aînée de l’Eglise, première communauté chrétienne d’Occident, bras séculier du Pape, fer de lance des croisades, foyer rayonnant des Missions, couvertes d’abbayes et de cathédrales, en est arrivée à une laïcité d’effacement et de reniement. Cachez cette croix ou cette crèche que je ne saurais voir. Gommez les valeurs chrétiennes de l’Europe. Montrez-vous aux ruptures du jeûne du Ramadan mais évitez d’aller à la Messe. L’identité est le péché laïc absolu.

Faute de célébrations religieuses, le sacré s’est replié sur les commémorations nationales, histoire de permettre au Président de diffuser quelques messages politiques, en douce, et sans se faire huer. Mais cette pluie quotidienne de cérémonies finit par saturer. A force de rappeler l’héroïsme et les sacrifices des combattants de 14-18 ou ceux des résistants et des libérateurs de la seconde guerre mondiale, on finit par mesurer le gouffre qui les sépare de la médiocrité d’aujourd’hui. La France en a connu des batailles de la Marne ! Bouvines, Denain, qui avaient contenu l’envahisseur pendant près d’un siècle ou davantage ! Depuis Valmy, c’est plus court. Pour les deux derniers conflits, une question vient même à l’esprit : « France, qu’as-tu fait des promesses de tes « victoires » ? » Pour la première guerre, autant il est facile de saluer le courage des « poilus », autant il est amer de se souvenir que le Million et demi de morts français a été rendu inutile à peine une vingtaine d’années plus tard, non pas tant en raison du nazisme que de l’irresponsabilité criminelle de ceux qui ont dirigé la France civile et militaire de Versailles à Munich, favorisé la naissance du monstre et s’être privés des moyens de l’arrêter.

La première guerre a été gagnée par la France qui en est sortie épuisée et saignée. Le soutien décisif des Russes au début, des Américains à la fin, l’appui des Britanniques pouvaient être placés au second rang. Pour la dernière guerre mondiale, c’est évidemment l’inverse. C’est la résistance des Britanniques d’abord et des Russes ensuite, c’est l’engagement massif et principal des Etats-Unis qui ont assuré la victoire. Le génie du Général de Gaulle a consisté à tirer la France du néant dans lequel elle avait sombré pour qu’elle soit néanmoins au premier rang des vainqueurs, et qu’elle reprenne apparemment sa place avec, par exemple, son siège permanent au Conseil de Sécurité de l’ONU. Lorsqu’on lit Marc Bloch ou Bernanos, et davantage encore les écrivains de la collaboration, pour prendre conscience de l’étendue de la catastrophe de 1940, on se dit qu’un tel redressement tenait du miracle. Malheureusement, une fois encore le capital sauvé ou restauré, a été dilapidé, et toujours en raison de la médiocrité de nos dirigeants. Contrairement à la formule ressassée sur la comparaison rassurante, c’est elle qui devient insupportable. Jusque dans les années 70, les 30 Glorieuses, son plein-emploi, son taux de croissance enviable, ont assuré à la France une image positive. En 1973, le Hudson Institute du futurologue Herman Kahn publiait « L’Envol de la France » qui prédisait que celle-ci doublerait l’Allemagne en 1985, et deviendrait la 3ème puissance économique derrière les USA et le Japon… La réalité s’est écartée quelque peu du pronostic… Le Président insiste sur la 5ème place d’un pays qui s’effondre, dont l’industrie a reculé plus que chez nos voisins, dont le commerce extérieur est déséquilibré gravement depuis une douzaine d’années, qui crève sous une dépense publique étouffante et des prélèvements obligatoires décourageants et qui connaît désormais un taux de chômage record lié à une absence de croissance. Un mauvais esprit serait enclin à penser que ce que l’Allemagne n’avait pu obtenir par la guerre, elle l’a conquis dans la paix, en réussissant sa réunification et en affichant des résultats économiques exemplaires, en Europe, qui lui confèrent une prééminence qui déborde visiblement sur le politique. Entre la coalition allemande qui donne le « la » à l’Europe, en lui imposant sa conception de la monnaie et de l’économie, et le gouvernement d’une gauche divisée, et idéologiquement archaïque, en France, la comparaison est humiliante. A ce niveau d’abaissement, la France n’est plus écoutée en Europe et ne parvient plus à se faire entendre dans le monde, dans les crises qui secouent l’Ukraine ou le Moyen-Orient. Il suffit de voir le champ de ruines qu’offre aujourd’hui le territoire de l’Union Pour la Méditerranée, cette idée que la France voulait opposer et imposer à l’Allemagne. L’exécutif désormais ne peut plus dépasser le cadre de la rue de Solférino. Le monde et même la France sont au-dessus de ses compétences.

Alors la question revient avec insistance. Deux guerres coloniales perdues, l’une militairement, l’autre politiquement, quand les Anglais ont su les éviter, les succès économiques effacés, l’Europe-levier pour la France devenue étouffoir où la compétitivité d’abord, l’identité ensuite sont en train de disparaître : le bilan est lourd ! « France, qu’as-tu fait de ta victoire ? » Comment peux-tu supporter encore les nains qui te dirigent ?

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Fête de la Rose mortelle ! Un Mort : le Sens de l’Etat ! Une tribune de Christian Vanneste

Publié le 25 Août 2014 par RPF Nord Pas de Calais

L’incartade montebourgeoise est évidemment plus grave qu’il ne l’avait crue lui-même. Un Ministre et non des moindres qui ne ferme pas sa gueule, qui ne démissionne pas, et qui demande seulement de changer la politique gouvernementale, une paille, mais dans l’esprit quelque peu narcissique de l’auteur seulement. Objectivement, l’édifice institutionnel de la Ve République, vient de se lézarder en direct au début d’une année politique et menace de s’effondrer alors que le pays affronte des difficultés beaucoup plus quotidiennes. Des modifications plus ou moins perceptibles l’avaient affaibli, la qualité défaillante du personnel politique est en passe de l’achever. L’intégration européenne continue sa marche de somnambule qui prive les gouvernants des pouvoirs que les électeurs ont cru leur confier. Le quinquennat a ôté au Président ce qui justifiait sa différence. Il était élu directement par le Peuple avec une durée supérieure à celle de l’Assemblée afin de disposer d’une légitimité pour incarner la Nation dans sa totalité, et non à travers un parti, et afin de viser l’intérêt supérieur du pays dans le long terme. Il n’est plus désormais qu’un chef de parti lié à une majorité dont il a besoin et qui lui doit tout. Plus subrepticement, on a permis aux Ministres de retrouver leur siège parlementaire en abandonnant leur portefeuille. Ce confort accordé aux carrières n’est pas un détail. Le parcours « professionnel » passe désormais avant le sens de l’Etat. La menace d’un échec électoral après démission en avait forcé plus d’un à la sagesse. Il reste un dernier coup de pioche à donner au bâtiment, la proportionnelle, afin d’en revenir au règne apparent des partis et à l’agitation des ambitieux amplifiée aujourd’hui par la saturation médiatique qu’ignorait l’époque de l’unique chaîne télévisée.

Cette situation inédite et cette évolution malheureuse ne sont pas une fatalité. Lorsque le Général de Gaulle, à la Libération, rencontra le dernier Président de la IIIe République, Albert Lebrun, il résuma leur entretien par ces mots terribles, bien dans sa manière : « Au fond, comme chef de l’Etat, deux choses lui avaient manqué : qu’il fût un chef et qu’il y eut un Etat ». La Ve République était conçue pour éviter ces deux écueils. La suprématie de l’exécutif sur le parlementaire assurait qu’il y eût un Etat. Le recours à des Ministres extérieurs aux partis, y compris le Premier, de Pompidou à Barre, et l’obligation constante de consulter le Peuple directement, par des élections ou des référendums, en mettant les partis sur la touche, visaient le même but : qu’il y eût des chefs toujours prêts à incarner leurs responsabilités et un Etat distinct du jeu politicien. Sans vraiment nous en apercevoir, nous sommes retombés dans le système des partis. Un Etat devenu obèse avec une dépense publique excessive a vu ses marges de manoeuvre se réduire, en haut par la technocratie européenne, en bas par la décentralisation, et sur les côtés par le grignotage du politique par le juridique entre avis du Conseil d’Etat, censure du Conseil Constitutionnel et indépendance ombrageuse de la Justice. Pendant ce temps, deux partis se sont partagés le pouvoir et ont rythmé l’alternance, le PS et le RPR-UDF devenu l’UMP. Comme toutes les grandes démocraties connaissaient une situation analogue, nous avons trouvé cette évolution normale. En fait, ces partis ont tué l’esprit même de nos institutions, le sens de l’Etat !

Les Britanniques qui offrent le modèle d’un système parlementaire bi-partisan ont toujours fait preuve d’un sens aigu de l’intérêt national qui les met à l’abri de ce risque. La France n’a pas du tout la même histoire et elle est retournée à ses détestables penchants gaulois. Aujourd’hui, l’Etat existe moins, mais il existe. En revanche, les deux formations qui occupent l’essentiel du pouvoir ont systématiquement promu un personnel politique totalement dénué du sens de l’Etat. La politique est devenue une profession, les politiciens font carrière. S’ils ont un plan pour celle-ci, l’accélération du rythme médiatique les détourne de la réflexion et de la vision à long terme. On en arrive à ce paysage actuel où plus personne n’est à sa place, ni ne sait ce qu’il conviendrait d’y faire. Le Chef de l’Etat n’est pas un chef. Il a perdu sa dignité sur un scooter, a toujours manqué de ce prestige nécessaire au commandement, et voit aujourd’hui son autorité bafouée par un Ministre qui n’hésite pas à l’apostropher vulgairement. Mais le Ministre lui-même qui va envoyer une « bonne bouteille » du redressement au Président est-il à sa place ? Mesure-t-on l’inconvenance d’un Ministre de l’Economie demandant de changer la politique dont il est responsable lors d’une fête champêtre et néanmoins partisane ? Sans passer par le Premier Ministre ? La légèreté d’un Ministre Français promettant de hausser le ton avec l’Allemagne, en oubliant le Président et son collègue des Affaires Etrangères ? Mais justement, cet homme n’est pas un Ministre, c’est seulement un de ces histrions du théâtre politique qui se voit déjà au sommet de l’affiche en 2017 et n’hésite pas à piétiner les institutions et l’intérêt supérieur du pays pour prendre ses marques, à déployer sa démagogie pour séduire le parti d’abord et les électeurs ensuite. Matignon va sans doute demander la sanction légitime de ce comportement. Monsieur Montebourg dans le pire des cas retrouvera son siège et pourra se mêler à l’agitation parlementaire que les députés « frondeurs » ne manqueront pas d’amplifier. La France, dans tout ça ? Mais, ils s’en fichent !

http://www.christianvanneste.fr/2014/08/25/fete-de-la-rose-mortelle-un-mort-le-sens-de-letat/

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