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Le blog du RPF Nord Pas de Calais

Site de la Fédération RPF Nord Pas de Calais et des Fédérations 59 et 62

IL N Y A PAS DE HASARD ...

Publié le 30 Janvier 2012 par rpf-nord

A voir dimanche 21 janvier 2012 François Hollande tenir son premier meeting de campagne au Bourget, on ne pouvait pas s’empêcher de  faire un rapprochement avec la personne du roi Louis XVI. Monarque improbable, personnalité falote, le destin viendra frapper à la porte un autre 21 janvier et lui faire payer pour tous les autres de sa lignée l’addition que les peuples finissent toujours par servir aux oligarques qui ont trop longtemps abusé d’eux. Car enfin, depuis qu’un vendredi 13(il n’y a pas de hasard) le triple « A chu », la messe est assurément dite pour le prédécesseur qui comme un ultime pied de nez à l’opinion publique et aux électeurs  en vient presque à rêver d’une retraite dorée à moins de 60 ans avec une semaine de trois jours débutant le mardi et s’achevant le jeudi pour un salaire décuplé. « Travailler plus pour gagner plus ! », qu’il disait…

Pendant ce temps là, les candidats à l’échafaud s’activent mais ne réussissent par réellement à percer.  Tandis que François Bayrou peine à définir les contours de son union nationale, Marine le Pen fait de gros scores au premier tour mais n’arrive toujours pas à convaincre qu’elle pourrait, elle et son parti, s’imposer dans un système qui en France reste traditionnellement majoritaire. Et si elle obtient finalement les 500 parrainages, on sait aujourd’hui qu’elle le devra à l’appoint déterminant de réseaux monarchistes (Tout un programme pour la France du XXIème siècle…).

Les états-majors politiques ne chôment pas non plus qui distribuent aux sortants les investitures valant précieux sésame. Et c’est là bien sur qu’il y a des pleurs et des grincements de dent… Alors que le Tsunami financier qui risque de tout emporter se précise tous les jours un peu plus, la droite parlementaire, à avoir trop spéculée sur les châteaux de sable en Espagne, n’est pas à l’abri d’une vaguelette rose consécutive au sacre de Hollande qui laisserait sur le carreau tout ou partie des troupes. Et à ce jeu, seul les plus pistonnés, héritant par droit acquis de primogéniture mâle (…ou femelle, qu’importe et on s’en fout), de circonscriptions gagnées d’avance (80 % au premier tour, ce qui avec nos nouveaux alchimistes qui réussiraient à foirer jusqu’à l’or en barre, se termine par une triangulaire au 3 tiers) tireront leur épingle du jeu. Ce qui augure mal de la reconquête…

Dans cet univers impitoyable et maux-rose(s), quel salut pour la droite ? Que ne s’inspire t-on pas de l’exemple oh combien détestable sur le plan idéologique mais si efficace électoralement qui a cours à Paris entre verts et socialistes ? Peu de choses les rassemblent sur des questions aussi essentielles que la croissance économique et pourtant l’intérêt bien compris de leur camp politique les conduisent à s’entendre comme hier les socialistes et les communistes sur un programme commun. Rien de tel à droite ou l’anathème et l’ostracisme reste d’actualité jusqu’au suicide politique final. Ainsi de centristes qui ne réussissent pas à retenir un haut le cœur à la seule vue d’un malheureux député de la droite populaire à qui rien ne sera épargné, ainsi aussi, il faut bien le reconnaître, du vieux réflexe de défiance des gaullistes contre les représentants du « centre mou ».

Gageons néanmoins que la peur de la défaite en rase campagne, l’expérience qui vient avec la souffrance accumulée d’avoir pris trop de mauvais coups sans avoir été placé en situation de pouvoir vraiment les rendre, feront réfléchir les plus délurés et futés ou tout du moins les moins imbéciles. Il faut trouver la bonne mesure pour résister aux victoires socialistes annoncées. Et ne pas trop compter sur les caciques ou le préavisé de l’Elysée, tous savant depuis fort longtemps que tout est perdu même l’honneur et qu’il ne reste plus qu’à s’éviter une sortie par trop mouvementée… Malheur à ceux qui attendraient encore quelque chose de ces vieux déchus et s’entendront répondre immanquablement car le destin peut être particulièrement ironique, « Sachez monsieur, sachez madame, que cette grâce que vous me demandez, j’aurais bien aimé vous la faire mais que malheureusement, vu la situation, je ne le peux plu ». Fin de règne !

Ceux qui feront à droite et au centre en juin prochain bonnes figures et résisteront aux effets mécaniques et redoutables d’une élection législative venant après une présidentielle perdue,  sont ceux des nouvelles générations de candidats et d’élus qui auront trouvé le bon échelon pour s’allier avec les forces politiques dispersées à leur disposition. Et entre l’accord national et général qui n’appartient pas à la culture politique de la droite et paraît aujourd’hui dépassé et le « star système » qui a tôt fait de trépasser lorsque vient les premières bourrasques de la campagne, la grande métropole qui dispose de plusieurs circonscriptions ou le département sont probablement le cadre le mieux adapté.

C’est à ce niveau que le RPF tisse des liens dont on entendra bientôt parler. Il le fait dans un esprit de tolérance et d’efficacité. Avec discrétion, mais détermination… Parce qu’il n’y a aucune fatalité à ce que la droite en France reste éternellement la plus bête du monde !

Nicolas StoquerNICOLAS 01

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